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Wynne brandit la menace d’une récession

La chef libérale Kathleen Wynne a présenté les grandes lignes de son prgramme électoral lors d’un sommet économique à Toronto, le 13 mai. (Photo: Parti libéral de l’Ontario)

TORONTO – La chef libérale Kathleen Wynne affirme que les progressistes-conservateurs de Tim Hudak replongeront l’Ontario dans une récession, s’ils forment le prochain gouvernement à Queen’s Park.

FRANÇOIS PIERRE DUFAULT
fpdufault@tfo.org | @fpdufault

«C’est le mauvais plan pour l’Ontario, au pire moment possible», a scandé Mme Wynne lors d’un sommet économique à Toronto, le mardi 13 mai.

Après avoir lancé une première offensive sur le Nouveau Parti démocratique (NPD) pour avoir forcé le déclenchement d’élections hâtives, les libéraux tournent maintenant leurs canons vers les progressistes-conservateurs.

«Le plan d’austérité de Tim Hudak nous ramènerait vers la récession, tout simplement. C’est un plan qui mettrait à la porte des dizaines de milliers de personnes, baisserait les salaires, réduirait drastiquement les dépenses du gouvernement, retirerait de l’argent de notre économie alors que celle-ci reprend des forces», a déclaré Mme Wynne.

Le clan Hudak promet de créer 1 million d’emplois dans le secteur privé d’ici 2022, mais aussi d’abolir 100 000 postes dans la fonction publique pour rétablir les finances de la province d’un à deux ans plus vite que ses adversaires.

L’Ontario accuse un déficit de 12,5 milliards $, soit le plus élevé au pays.

Les candidats libéraux dans la région d’Ottawa, où M. Hudak était en tournée, le 13 mai, ont aussi attaqué le plan économique des progressistes-conservateurs.

«Les familles d’Ottawa ne veulent pas retourner aux années Hudak-Harris de réductions profondes aux dépenses, fermetures d’hôpitaux, effritement des infrastructures et les conflits de travail», a fustigé Madeleine Meilleur, ministre sortante déléguée aux Affaires francophones et candidate dans Ottawa-Vanier.

Hudak tape sur le clou de l’emploi

M. Hudak, lui, persiste et signe.

Aux yeux du chef progressiste-conservateur, ce sont plutôt les libéraux qui plombent l’économie de l’Ontario avec des impôts sur les entreprises et des tarifs d’électricité élevés.

«(L’emploi) est l’enjeu économique central de notre ère», a déclaré M. Hudak devant un groupe de réflexion à Ottawa, le 13 mai. «Je suis certain que les autres chefs de partis aimeraient, eux aussi, qu’il y ait plus d’emplois disponibles. Mais la création d’emplois ne se résume pas qu’à des souhaits. Il faut faire des choix».

La chef néo-démocrate Andrea Horwath a, pour sa part, réitéré ses promesses de faire réduire les primes d’assurance-automobile de 15% et de retrancher la portion provinciale de la taxe de vente harmonisée (TVH), soit 8%, des factures d’électricité.

«Éliminer la TVH des factures d’électricité et réduire les taux d’assurance sont des mesures concrètes qui remettront de l’argent dans les poches des familles ontariennes», a déclaré Mme Horwath, faisant elle aussi campagne à Toronto, le 13 mai.

L’Ontario ira aux urnes, le 12 juin.

 

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François Pierre Dufault
fpdufault@tfo.org