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Université franco-ontarienne: l’appui du fédéral envisagé

Les francophones manifestant pour une université franco-ontarienne, le 18 février 2016, à Toronto. Archives, #ONfr

TORONTO – Le Regroupement étudiant franco-ontarien (RÉFO) cherche de nouveaux appuis dans le dossier d’une université franco-ontarienne. L’organisme a rencontré plusieurs députés fédéraux pour les «sensibiliser» au projet.

SÉBASTIEN PIERROZ
spierroz@tfo.org | @sebpierroz

«Nous voulons voir si le fédéral est intéressé», partage à #ONfr le directeur général du RÉFO, Alain Dupuis. «Il s’agissait avant tout de répondre à leurs questions. Nous ne sommes pas en pourparlers.»

Trois députés libéraux de l’Ontario, Marc Serré (Nickel Belt), Francis Drouin (Glengarry-Prescott-Russell), et Paul Lefebvre (Sudbury) se sont entretenus récemment avec les membres du RÉFO.

Pour l’organisme porte-parole des étudiants francophones en Ontario, l’idée d’un coup du pouce du gouvernement fédéral est possible sur le modèle d’une entente avec la province de l’Ontario.

C’est justement ce modèle qui avait été mis en place lors des créations de la Cité collégiale à Ottawa en 1990, le tout à hauteur de 50 millions$, puis du Collège Boréal en 1995, à Sudbury, pour 30 millions$, d’après les chiffres du RÉFO.

«Ça serait normal que les fonds ne viennent pas seulement du gouvernement de l’Ontario», croît M. Dupuis. «La Loi sur les langues officielles mentionne justement un programme d’appui pour les minorités francophones.»

Reste que le financement du fédéral viendrait après une éventuelle enveloppe provinciale. «Je suis en faveur du projet», souligne M. Serré à #ONfr. «Mais les études postsecondaires sont une juridiction provinciale.»

Lui aussi favorable à un tel établissement, Francis Drouin concède qu’il est «un peu tôt» pour déterminer un financement. «Il faut attendre que le projet prenne de l’ampleur, et ça peut prendre beaucoup de temps. Par exemple, le projet de l’Hôpital d’Ottawa de son nouveau campus Civic fait parler depuis 2008.»

Les étudiants francophones sont toujours dans l’attente du rapport d’un comité consultatif recommandant le «démarrage» d’une université de langue française dans la région du centre et du sud-ouest de la province. Celui-ci pourrait être rendu public seulement à la mi-juin, soit après la session parlementaire.

Mercredi 11 mai, le chef de l’opposition à Queen’s Park, le progressiste-conservateur, Patrick Brown, a de nouveau mis la pression sur le gouvernement Wynne, en exigeant la publication immédiate du rapport. Ce à quoi la chef libérale a répondu qu’elle ne s’était jamais engagée à bâtir un nouvel édifice.

M. Serré ne montre en tout cas aucune préférence sur le futur lieu d’une université franco-ontarienne. «C’est à la communauté de décider.» De son côté, M. Drouin confie s’en remettre «à l’expertise» du président de l’Assemblée de la francophonie de l’Ontario (AFO) Denis Vaillancourt. «Il a fait un plaidoyer pour que cette université soit à Toronto. Je me fie à lui.»

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Sébastien Pierroz
Sébastien Pierroz
spierroz@tfo.org @sebpierroz

Natif d’Annecy dans les Alpes françaises, Sébastien Pierroz obtient une maîtrise d’histoire de l’Université Paris Panthéon-Sorbonne en 2007. Après avoir travaillé pour Le Reflet dans l’Est ontarien, puis L’Express d’Ottawa, Sébastien rejoint l’équipe d’#ONfr au Groupe Média TFO en janvier 2015.