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Un fauteuil pour deux à la tête de la FCFA

Les deux candidats à la présidence, Réjean Grenier, et Sylviane Lanthier. (Photos: courtoisie)

OTTAWA – Le suspense demeure entier à quelques heures de l’élection du nouveau président de la Fédération des communautés francophones et acadienne (FCFA), samedi 6 juin.

SÉBASTIEN PIERROZ
spierroz@tfo.org | @SebPierroz

Deux anciens éditeurs de journaux se disputeront la succession de Marie-France Kenny, à la barre de l’organisme porte-parole des francophones hors Québec depuis 2009.

Les deux aspirants, Réjean Grenier et la vice-présidente sortante Sylviane Lanthier ont exposé leurs points de vue lors d’une récente entrevue pour #ONfr. Le temps de refuser tous les deux l’étiquette du «candidat de la continuité» et de plaider pour une FCFA beaucoup plus visible et influente sur la scène francophone.

Pas vraiment de plateforme dévoilée, ni une méthode concrète… les deux prétendants ont surtout fait valoir les raisons de voter pour eux. «Tout ce que j’ai entrepris, je l’ai réussi», affirme M. Grenier, ancien éditeur de l’hebdomadaire Le Voyageur à Sudbury et ex-directeur général du centre culturel, Le Carrefour francophone, dans la même ville. Il a aussi œuvré auprès du Théâtre du Nouvel-Ontario.

Sa rivale franco-manitobaine accumule également beaucoup de lignes sur son CV. Par deux fois à la tête de l’hebdomadaire de Winnipeg La Liberté, Mme Lanthier a par ailleurs été la présidente de l’Association de la presse francophone (APF). «Je suis vice-présidente de la FCFA, je possède une expérience et connaît les dossiers», clame-t-elle.

Les dossiers risquent bien d’être nombreux pour le successeur de Mme Kenny. À commencer par celui sur l’immigration francophone en zone minoritaire. «Il faut aller chercher la cible de 4,4 %», soutient Mme Lanthier. «Si l’immigration est favorable hors Québec, il faut que ce soit utile à l’immigration francophone.»

M. Grenier évoque quant à lui le besoin pour l’organisme d’être vu «comme un partenaire» du gouvernement fédéral sur le dossier.

L’élection de l’un des candidats pourrait ouvrir la position de la FCFA dans sa défense des médias francophones, jusque-là très cantonnée à celle de Radio-Canada. «Il faudra parler aussi des autres. Ce n’est pas Radio-Canada qui va couvrir les clubs Richelieu», illustre M. Grenier.

À noter que l’Assemblée de la francophonie de l’Ontario (AFO) avait pris fait et cause pour M. Grenier au cours de cette campagne.

 

Présence de Michaëlle Jean

Si le nouveau président est élu en matinée au terme de l’Assemblée générale annuelle, l’événement organisé à l’hôtel Crown Plaza Gatineau-Ottawa sera marqué par la présence de la secrétaire générale de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF), Michaëlle Jean.

L’ancienne gouverneure générale du Canada donnera même une allocution à l’heure du dîner, a confirmé la FCFA dans un communiqué de presse, vendredi matin.

Quatre candidats se disputeront aussi la vice-présidence de l’organisme. Parmi eux: le président de l’Association canadienne-française de l’Alberta (ACFA), Jean Johnson, la vice-présidente du Regroupement des étudiants de common law en Français (RECLEF) de l’Université d’Ottawa, Audrey LaBrie, et l’enseignant Richard Létourneau des Territoires du Nord-Ouest.

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François Pierre Dufault
fpdufault@tfo.org