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Recommandations pour une nouvelle gouvernance à la SANB

La Société de l’Acadie du Nouveau-Brunswick (SANB) espère avoir tourné la page d’un an de crise à l’issue de son Assemblée générale annuelle (AGA), le dimanche 23 octobre, à Bathurst. Facebook SANB

PETIT-ROCHER – Afin de répondre à la crise traversée par la Société de l’Acadie du Nouveau-Brunswick (SANB) en juin 2015, le rapport du comité sur la gouvernance de la SANB, publié jeudi 10 mars, recommande la mise en place d’une structure simplifiée pour l’organisme porte-parole des francophones du Nouveau-Brunswick.

BENJAMIN VACHET
bvachet@tfo.org | @BVachet

Présidé par l’ancien ministre libérale de la Justice et de l’Éducation, Bernard Richard, le comité sur la gouvernance de la SANB a été mis sur pied le 14 janvier dernier, à la suite des discussions entourant la gouvernance de la SANB, l’automne précédent.

En juin 2015, une crise avait explosé à la SANB. Plusieurs membres du Forum de concertation des organismes acadiens contestaient alors le leadership de la présidente de la SANB, Jeanne d’Arc Gaudet. Six membres du conseil d’administration de la SANB avaient fini par démissionner, par la suite, pour montrer leur opposition.

«Cette crise a ébranlé la confiance des membres et de la communauté acadienne. Elle arrive à un bien mauvais moment puisque la relation entre les communautés de langues officielles est tendue et les droits linguistiques eux-mêmes sont menacés», peut-on lire dans le rapport, qui dit toutefois ne pas vouloir déterminer qui a raison et qui a tort.

Toujours jugée pertinente, selon les témoignages et consultations recueillis dans le rapport, la SANB doit revoir sa manière de fonctionner pour conserver sa crédibilité et éviter de nouveaux conflits.

Le comité recommande notamment que l’organisme se compose désormais uniquement de membres individuels et non d’organismes.

Dans le rapport publié jeudi 10 mars, le comité propose également une gouvernance plus souple qui se traduirait, notamment, par une diminution du nombre de membres au conseil d’administration, limité à douze personnes élues pour des mandats de trois ans, renouvelables une fois. La présidence de la SANB serait elle aussi élue pour un mandat de trois ans, renouvelable une fois, et le comité suggère que les membres puissent voter par voie électronique afin de «mousser l’intérêt», peut-on lire dans le document.

Afin d’orienter ses prises de position, la SANB ne travaillerait plus non plus par secteur, mais au sein d’une table de concertation des organismes acadiens dont elle ferait partie.

«Un nombre significatif d’organismes sectoriels disent ne plus vouloir fonctionner sous l’égide de la SANB», rapporte le comité, qui estime que la nouvelle structure permettrait à l’organisme de prendre position plus facilement en l’absence de consensus sur certains dossiers.

 

Bon accueil

Par voie de communiqué, les membres du conseil d’administration de la SANB disent «accueillir favorablement le rapport du comité».

La présidente de la SANB, Mme Gaudet, estime «que le comité a effectué un travail rigoureux et créatif et surtout qui respecte le mandat qui leur a été confié par les citoyennes et citoyens présents à  la première réunion de réflexion le 28 novembre dernier».

Mme Gaudet conclut que «les membres ont maintenant entre leurs mains un document pour entamer le renouveau de la SANB selon la présidence de la SANB».

Des discussions sont prévues pour étudier les conclusions de ce rapport le 2 avril prochain, au lendemain de l’assemblée générale annuelle de la SANB.

Benjamin Vachet
Benjamin Vachet
bvachet@tfo.org @BVachet

Originaire de France, Benjamin Vachet vit au Canada depuis plus de dix ans. Titulaire d’un baccalauréat en Administration économique et sociale et d’une maîtrise de journalisme, il a commencé sa carrière en France, avant de la poursuivre au Canada. Il a travaillé pour les hebdomadaires Le Reflet, puis L’Express Ottawa et pour la radio francophone d’Ottawa, Unique FM. Il a rejoint le Groupe Média TFO en 2014. Passionné de politique ontarienne, fédérale et internationale, Benjamin cumule plus de treize années d’expérience en presse écrite, radio et télévision.