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Les progressistes-conservateurs courtisent l’électorat francophone

Roxane Villeneuve-Robertson, candidate progressiste-conservatrice dans Glengarry-Prescott-Russell. (Photo: François Pierre Dufault)

TORONTO – Les progressistes-conservateurs de l’Ontario semblent déterminés à se débarrasser, une fois pour toutes, de l’étiquette «anti-francophone» qui leur colle à la peau depuis la saga de l’Hôpital Montfort.

FRANÇOIS PIERRE DUFAULT
fpdufault@tfo.org | @fpdufault

La formation de Tim Hudak aurait «appris de ses erreurs» et serait maintenant prête à bien représenter les intérêts des francophones à Queen’s Park, selon la candidate Roxane Villeneuve-Robertson.

«Notre parti a bien changé et nous avons appris de nos erreurs du passé», a déclaré Mme Villeneuve-Robertson lors d’un déjeuner-conférence du Club canadien de Toronto, le mercredi 23 avril. «Notre parti s’est grandement rapproché de la communauté franco-ontarienne, au cours des dernières années», a-t-elle ajouté.

Les progressistes-conservateurs qui menaçaient jadis de fermer l’Hôpital Montfort, à Ottawa, auraient pris conscience de l’importance du seul établissement de santé entièrement francophone de l’Ontario et en seraient devenus d’ardents défenseurs, selon la candidate.

«Nous nous sommes fermement engagés en matière d’affaires francophones», a insisté Mme Villeneuve-Robertson, qui brigue la circonscription majoritairement francophone de Glengarry-Prescott-Russell, dans l’Est ontarien.

Un gouvernement Hudak favoriserait l’accès aux études postsecondaires en français dans le sud-ouest de l’Ontario et l’accueil de nouveaux arrivants francophones, selon la candidate. Le parti de l’opposition officielle serait aussi, selon elle, sur le point de rendre son site Internet et ses communications entièrement bilingues.

Roxane Villeneuve-Robertson est la fille de Noble Villeneuve, un ex-ministre délégué aux Affaires francophones qui a représenté à Queen’s Park la circonscription de Stormont-Dundas-et-Glengarry, de 1983 à 1999.

Le «monopole de la francophonie»

«J’ai l’intention de poursuivre le travail amorcé par mon père et de développer et renforcer l’héritage qu’il nous a laissés», a fait savoir Mme Villeneuve-Robertson, qui affrontera le libéral Grant Crack lors des prochaines élections, qui pourraient être déclenchées d’ici la fin mai.

«Le gouvernement libéral n’a pas le monopole de la francophonie ontarienne et toutes ses décisions ne nous sont pas nécessairement favorables», a décoché la candidate progressiste-conservatrice de l’Est ontarien. Elle a reproché aux troupes de Kathleen Wynne, entre autres, de prendre à la légère le dossier du collège d’Alfred, la seule école d’agriculture francophone de l’Ontario, dont la survie à long terme demeure incertaine.

Le Parti progressiste-conservateur fonde beaucoup d’espoirs sur Glengarry-Prescott-Russell, où la formation a recueilli 40% des suffrages, contre 43% pour M. Crack, lors du scrutin de 2011. La dernière élection d’un député progressiste-conservateur dans cette circonscription remonte à 1977.

 

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François Pierre Dufault
fpdufault@tfo.org