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Élections partielles: ça commence à bouger dans Ottawa-Vanier

La vice-présidente du CEPEO, Lucille Collard, représentera les libéraux dans Ottawa-Vanier. Archives

OTTAWA – Si la date des élections partielles dans Ottawa-Vanier n’a toujours pas été arrêtée par la première ministre de l’Ontario, Kathleen Wynne, les associations des différents partis politiques commencent à s’organiser et les premiers candidats à se positionner.  

SÉBASTIEN PIERROZ
spierroz@tfo.org | @sebpierroz

BENJAMIN VACHET
bvachet@tfo.org | @BVachet

Après avoir essuyé le refus de Mathieu Fleury de succéder à Madeleine Meilleur dans la circonscription d’Ottawa-Vanier, l’association libérale provinciale commence à accueillir ses premiers candidats déclarés.

Alors que les rumeurs sont allées bon train ces dernières semaines, la vice-présidente du Conseil des écoles publiques de l’Est de l’Ontario (CEPEO), Lucille Collard, a révélé à #ONfr qu’elle officialiserait sa candidature vendredi 16 septembre.

«C’est une suite logique pour moi qui suis conseillère scolaire et qui me suis toujours très investie dans ma communauté. Je vis ici depuis plus de 20 ans, mes quatre enfants vont dans les écoles du quartier et je suis très intéressée au bien-être de ma communauté», explique Mme Collard.

Elle pourra compter sur le soutien de Catherine Fortin LeFaivre qui, bien que pressentie à la tentative de succession de Madeleine Meilleur, continue plutôt sa réflexion à l’échelle fédérale mais souhaite voir Mme Collard investie.

«J’ai beaucoup réfléchi avant de prendre ma décision mais je pense que je peux faire une différence pour ma communauté, notamment pour travailler dans le domaine du logement, des petites et moyennes entreprises, de l’environnement et de l’éducation», énumère Mme Collard. «Je ne veux pas remplacer Mme Meilleur, je veux plutôt poursuivre son œuvre.»

En déclarant sa candidature, Mme Collard suit les pas de la doyenne de la section Common Law de la faculté de droit de l’Université d’Ottawa, Nathalie Des Rosiers, qui a été la première à sauter dans l’arène, le 9 septembre.

La doyenne de la section Common Law de la faculté de droit de l’Université d’Ottawa, Nathalie Des Rosiers, candidate à l'investiture libérale. Facebook
La doyenne de la section Common Law de la faculté de droit de l’Université d’Ottawa, Nathalie Des Rosiers, candidate à l’investiture libérale. Facebook

«Toute ma vie, j’ai participé au développement des politiques publiques, aujourd’hui, je veux le faire de l’intérieur. Je pense pouvoir contribuer et poursuivre l’héritage de Madeleine Meilleur», explique Mme Des Rosiers à #ONfr. «Ce sont de grands souliers à chausser mais des défis très intéressants à relever.»

Originaire de Montréal, Mme Des Rosiers vit dans la région d’Ottawa depuis 15 ans. Si elle est consciente que le Parti libéral de l’Ontario est en difficulté dans les sondages, elle ne se dit pas inquiète à l’idée éventuelle de se retrouver dans l’opposition d’ici deux ans.

«L’Ontario traverse de grands défis et il faut se retrousser les manches pour régler des enjeux complexes et difficiles à expliquer. Et puis, en politique, deux ans, c’est long! Mais s’il faut être dans l’opposition, cela ne me fait pas peur. Ce ne sera pas la première fois que je m’opposerais aux conservateurs.»

Si elle est élue, Mme Des Rosiers dit vouloir se faire un point d’honneur à représenter la communauté franco-ontarienne.

«Je pense que c’est important d’avoir des gens qui comprennent et connaissent bien les réalités de la communauté franco-ontarienne. C’est un enjeu important pour moi.»

 

L’opposition se prépare

Car même si la circonscription d’Ottawa-Vanier a perdu des plumes en matière de présence francophone, présenter un candidat bilingue semble une évidence acceptée par l’ensemble des partis.

Au Parti progressiste-conservateur (PC Ontario), l’association d’Ottawa-Vanier a bien compris cet enjeu. L’investiture progressiste-conservatrice devrait avoir lieu le 1er octobre, a confirmé à #ONfr l’association locale, et déjà, le PC Ontario tient un candidat qui parle les deux langues officielles avec Cameron Montgomery. Dans les coulisses du parti, il se murmure qu’un autre candidat, Nicolas Mongrain, pourrait se déclarer dans les prochains jours.

Le professeur adjoint à la Faculté d’Éducation de l’Université d’Ottawa, Cameron Montgomery, sera candidat à l'investiture conservatrice. Facebook
Le professeur adjoint à la Faculté d’Éducation de l’Université d’Ottawa, Cameron Montgomery, sera candidat à l’investiture conservatrice. Facebook

«Le vent change et les gens veulent du changement», affirme M. Montgomery, professeur adjoint à la Faculté d’Éducation de l’Université d’Ottawa. Le candidat laisse entendre que les fermetures d’écoles et la création d’une université franco-ontarienne seront ses chevaux de bataille s’il est élu.

Les néo-démocrates ont quant à eux déjà pris un peu d’avance dans la perspective de cette élection partielle puisque Claude Bisson, le frère du député de Timmins-Baie James Gilles Bisson, a été investi le 8 août dernier.

Le candidat pour le Nouveau Parti démocratique dans Ottawa-Vanier, Claude Bisson. Facebook
Le candidat pour le Nouveau Parti démocratique dans Ottawa-Vanier, Claude Bisson. Facebook

Si les choses commencent à bouger du côté des élections partielles provinciales dans Ottawa-Vanier, en revanche, la course à l’investiture fédérale reste en suspens.

Tout comme Mme Fortin LeFaivre, Mathieu Fleury se dit toujours en réflexion et aucun candidat ne s’est officiellement déclaré pour aucun parti. Les différentes associations disent attendre le lancement de la campagne et espèrent en savoir plus avec la reprise des travaux parlementaires lundi 19 septembre.

Benjamin Vachet
Benjamin Vachet
bvachet@tfo.org @BVachet

Originaire de France, Benjamin Vachet vit au Canada depuis plus de dix ans. Titulaire d’un baccalauréat en Administration économique et sociale et d’une maîtrise de journalisme, il a commencé sa carrière en France, avant de la poursuivre au Canada. Il a travaillé pour les hebdomadaires Le Reflet, puis L’Express Ottawa et pour la radio francophone d’Ottawa, Unique FM. Il a rejoint le Groupe Média TFO en 2014. Passionné de politique ontarienne, fédérale et internationale, Benjamin cumule plus de treize années d’expérience en presse écrite, radio et télévision.