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Comté de Renfrew: l’amélioration des services sociaux en français demandée

Caroline Richard, de l'ACFO-Champlain, et Danielle Pécore-Ugorji, la consultante engagée pour piloter un comité visant à l'amélioration des services. (Photo: Courtoisie)

PEMBROKE – Les francophones du Comté de Renfrew, à l’ouest d’Ottawa, devront cet automne se prononcer sur l’état des services sociaux offerts dans la langue de Molière.

SÉBASTIEN PIERROZ
spierroz@tfo.org | @SebPierroz

Sous la direction du ministère des Services sociaux et communautaires et du ministère des Services à l’enfance et à la jeunesse, la consultation s’étendra sous forme de discussions notamment avec les parents et les différents groupes communautaires. Un sondage en ligne est actuellement disponible.

Objectif? L’élaboration rapide d’un plan d’action pour améliorer l’offre de services sociaux en français sur ce territoire de 100 000 résidents.

Une première étape avait été déjà franchie voilà un an avec la mise en place d’un comité pour améliorer les services sociaux. Outre les deux ministères, celui-ci comprend le Conseil des écoles catholiques du Centre-Est (CECCE), mais aussi des agences locales plus anglophones, agissant à titre de tierces parties, telles que Columbus House, Intégration communautaire Upper Ottawa Valley, ou encore la Maison Bernadette McCann.

Cette grande consultation résulte d’une situation d’urgence. Sur le terrain, les agences peinent bien souvent à fournir une aide en français pour les femmes violentées, les personnes victimes de déficience intellectuelle, ou en proie à un problème de santé mentale.

Conséquence? Beaucoup de résidents du Comté de Renfrew sont contraints de se rendre à Ottawa, pourtant située à une heure de route, pour recevoir les services en français.

«Elles (les agences) reçoivent la mission de donner des services en français, mais ceux-ci ne sont pas donnés de manière adéquate. Elles en ont conscience, et montrent une belle ouverture pour améliorer la situation», explique Danielle Pécore-Ugorji, la consultante justement engagée au printemps pour coordonner le comité.

 

Exigences de la Loi 8

«Certaines agences ont un personnel bilingue. Mais pour d’autres, l’offre active manque. On remarque que c’est parfois un bénévole ou une réceptionniste qui va donner ce service, car les autres membres ne peuvent pas le faire.»

Le hic, c’est qu’une partie du Comté demeure assujettie à la Loi sur les services en français (Loi 8). C’est le cas de la cité de Pembroke, et les cantons de Stafford et Westmeath.

«Seulement trois régions doivent répondre à la Loi 8, mais ça serait imaginable de mettre les autres agences du Comté de Renfrew de côté. Tout le monde participe à ce comité», précise Mme Pécore-Ugoriji.

«Dans le cas du Comté de Renfrew, beaucoup ont pris l’habitude de demander en anglais. Nous avons espoir qu’une fois l’offre de français améliorée, les gens reviendront.»

Les principales villes du Comté de Renfrew comptent une proportion de francophones au-dessus de la moyenne provinciale située à 4%. À Pembroke, ils sont 6,5% à revendiquer le français comme langue maternelle, selon le dernier recensement de 2011, 8,1% à Petawawa ou encore 4,1% à Arnprior.

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François Pierre Dufault
fpdufault@tfo.org