Les Chercheurs d’or - Les Chercheurs d’or

Anciennement connu comme étant Isabeau et les Chercheurs d’or, le groupe, gradué de l’édition 2011 des Francouvertes, a laissé tomber le nom de sa chanteuse en prémisse, mais pas sa chanteuse, qui, elle, est toujours là. C’est clair? Le quintette présente ici son deuxième album, un EP ayant précédé le tout.

Pourquoi faire compliquer quand ça peut être si simple : ce deuxième album s’intitule Les Chercheurs d’or; à ne pas confondre avec leur premier qui lui s’intitulait Les Chercheurs d’or! Musicalement, le groupe est résolument folk, comme en témoigne leurs instrumentations bourrées de fiers représentant du genre : mandoline, banjo, violon, harmonica, contre-basse,  guitare, le tout avec un petite touche d’exotisme qu’amène l’erhu, espèce de violon chinois à deux cordes dont la caisse de résonance est traditionnellement recouverte de peau de serpent. Mais un folk qui se promène : un peu americana, très country,  gospel (Allume donc la radio) etc.

Normal puisque l’album mélange compositions et calques de standards américains.  Le côté pop n’est pas pour autant délaissé, au point où les arrangements et la voix de la chanteuse rappellent parfois Beau Dommage! (particulièrement sur Vallée-Tranquille) Pop, mais moins que la vague folk actuelle. Le groupe travaille des sonorités plus proche des racines du genre. La réalisation d’Éric Goulet (Monsieur Mono, Les Chiens, WD-40), qui est un habitué du style, est efficace, mais très propre.

Avec le countré des grands chemins, on n’haït pas parfois une petite touche de crasse. Musicalement très riche, le tout gagnerait à avoir des textes un peu plus achevés.

3.5/5