#Francophonie

Windsor vers un Monument de la francophonie

WINDSOR  Les projets de Monuments de la francophonie de l’Ontario ont du vent dans les voiles. La Ville de Windsor pourrait édifier dès cette année la seizième construction du genre dans la province.

SÉBASTIEN PIERROZ
spierroz@tfo.org | @SebPierroz

C’est du moins l’opinion de Gérard Malo, président de l’ACFO-Windsor-Essex-Chatham-Kent. «L’idée est en tout cas lancée depuis novembre. On espère l’avoir avant la fin de l’année. Il deviendrait dans ce cas le premier monument dans le Centre-Sud-Ouest», a-t-il confié à #ONfr.

Avare de mots sur le design ou encore l’emplacement, M. Malo n’y va pas par quatre chemins pour décrire la fonction du futur édifice. «Il servira à accroitre la visibilité de la communauté francophone, car la francophonie est invisible à Windsor.»

Lors du recensement de 2011, seuls 3,3% des résidents de Windsor s’étaient déclarés de langue maternelle française, soit environ 10 000 personnes.

Un projet solide à Hearst

Le décor s’avère par contre très différent à Hearst dans le nord de l’Ontario où le taux de francophones avoisine les 90%. C’est pourtant avec Windsor la ville où un monument de la francophonie possède le plus de chances de voir le jour avant la fin 2015.

«Nous venons d’obtenir un emplacement de la part du conseil municipal. Désormais nous sommes à une autre étape, celle du design», explique Fabien Hébert, le président des Amis de la Francophonie de Hearst. «L’idée de l’obtenir l’année du 400e anniversaire du passage de Champlain dans la province demeure une source de motivation.»

D’autres candidates

La Ville de Pembroke avait aussi affirmé l’an passé avoir jeté les bases d’un projet semblable. Celui-ci ne serait pas érigé avant «quelques années» selon le comité organisateur. Dans l’Est ontarien, les municipalités de Russell et d’Alfred-Plantagenet avaient elles-aussi livré leurs intentions.

L’intérêt pour les constructions est en tout cas relancé dans la province depuis quelques mois. Treize monuments avaient été érigés de 2006 à 2010 le plus souvent dans la région d’Ottawa. Après une période de creux, un quatorzième monument avait pris forme en 2013 à l’Université d’Ottawa puis un quinzième en fin d’année dernière à Hawkesbury.

 

François Pierre Dufault
fpdufault@tfo.org