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Université franco-ontarienne: le projet de loi mort au feuilleton

La députée néo-démocrate France Gélinas lors de la présentation à Queen's Park de son projet de loi privé sur une future université franco-ontarienne avec les étudiants Lucas Egan, à gauche, et Éric Desrochers, à droite. Archives

TORONTO – C’est l’une des conséquences de la prorogation des travaux de l’Assemblée législative annoncée, jeudi 8 septembre. Le projet de loi privé de la députée néo-démocrate, France Gélinas, déposé en mai 2015, est donc mort au feuilleton.

SÉBASTIEN PIERROZ
spierroz@tfo.org | @sebpierroz

Jointe par #ONfr, la critique de son parti en matière d’Affaires francophones ne décolère pas: «C’est une immense déception, une insulte et un pas par en arrière.»

Car la prorogation des travaux annule techniquement tous les projets de loi présentés depuis juillet 2014, date de la prise de fonction du nouveau gouvernement libéral.

Le projet de loi privé de Mme Gélinas devait jeter les bases d’un conseil d’administration provisoire pour la future université franco-ontarienne, lequel devait à son tour dessiner les plans d’un premier campus et d’en boucler le montage financier.

Un appui unanime des parlementaires avait permis au texte de la députée de Nickel-Belt d’être voté en seconde lecture en novembre dernier. L’équivalent de l’avant-dernière étape du processus législatif.

Mme Gélinas promet de revenir à la charge dans les semaines à venir. «Tout est  à recommencer, mais je vous assure que je vais le relancer.»

Du côté du Regroupement étudiant franco-ontarien (RÉFO), le coup est assez difficile à encaisser. «C’est désolant», fait part le directeur général, Alain Dupuis. «Le projet de loi avait ouvert une discussion, et forcé tous les partis et les parlementaires à se positionner.»

Dernier rebondissement majeur dans le dossier de l’université franco-ontarienne: le rapport d’un comité d’experts sur l’accès aux études postsecondaires en français dans le centre et le sud-ouest de l’Ontario dévoilé en juin lequel recommandait l’édification d’un campus géré par les francophones.

Il s’agissait alors du premier geste d’ouverture concret du gouvernement de Kathleen Wynne dans ce dossier.

«Nous attendons un éventuel nouveau dépôt du projet de loi, mais le gouvernement a toujours la possibilité de faire preuve d’un leadership dans le dossier.»

Sébastien Pierroz
Sébastien Pierroz
spierroz@tfo.org @sebpierroz

Natif d’Annecy dans les Alpes françaises, Sébastien Pierroz obtient une maîtrise d’histoire de l’Université Paris Panthéon-Sorbonne en 2007. Après avoir travaillé pour Le Reflet dans l’Est ontarien, puis L’Express d’Ottawa, Sébastien rejoint l’équipe d’#ONfr au Groupe Média TFO en janvier 2015.