#Francophonie

Une association pancanadienne pour l’éducation postsecondaire en français

L'Université d'Ottawa.

OTTAWA – Les établissements d’enseignement postsecondaires de la francophonie minoritaire au Canada disposeront d’un nouvel organisme-parapluie à partir du mercredi 1er avril.

SÉBASTIEN PIERROZ
spierroz@tfo.org | @SebPierroz

L’Association des collèges et universités de la francophonie canadienne (ACUFC) résulte de la fusion annoncée voilà plusieurs mois entre le Consortium national de formation en santé (CNFS) et l’Association des universités de la francophonie canadienne (AUFC), deux institutions dédiées à faciliter les échanges entre établissements.

But de cette entente? Favoriser maintenant les regroupements de programmes entre les universités et les collèges. Un objectif jusque-là difficile du fait que l’AUFC ne comportait pas de collèges dans son giron, à la différence du CNFS.

«C’est une façon d’éviter de dédoubler les programmes de base», analyse en entrevue à #ONfr, le coprésident de l’ACUFC, Allister Surette, lui-même recteur de l’Université Sainte-Anne en Nouvelle-Écosse. «Nous n’avons pas, par exemple, de programme d’infirmière auxiliaire dans notre enceinte. Désormais, nous allons pouvoir nous tourner vers le Collège communautaire du Nouveau-Brunswick pour en bénéficier. Les élèves pourront dès lors suivre les cours à distance.»

De nombreuses ententes existent déjà entre universités. Le baccalauréat de service social est ainsi offert à l’Université Sainte-Anne en partenariat avec l’Université Laurentienne, à Sudbury.

«Phénomène commun»

Toujours est-il que ces rapprochements entre universités francophones sont devenus un «phénomène commun» depuis plusieurs années, croit le coprésident de l’ACUFC. Et pour cause, les «budgets de compression» imposés selon lui par les provinces obligent à des regroupements.

«C’est aussi important d’avoir une voix forte et collective, d’autant qu’en zone où le français est minoritaire, nous sommes bien moins avantagés dans les discussions que les établissements anglophones», poursuit M. Surette.

L’autre coprésidente de l’ACUFC, la présidente du collège La Cité, Lise Bourgeois, n’a pas caché son enthousiasme au moment du lancement officiel de l’organisme. «Nous sommes convaincus que cette nouvelle association permettra d’améliorer la synergie, l’accessibilité et la complémentarité de la formation postsecondaire en français dans l’ensemble du pays.»

L’Ontario compte 10 des 20 membres de la nouvelle association, soit l’Université d’Ottawa, l’Université Saint-Paul, le collège universitaire Dominicain, le collège La Cité, le collège militaire Royal du Canada, le collège universitaire Glendon de l’Université York, le collège Boréal, l’Université Laurentienne, l’Université de Sudbury, et l’Université de Hearst.

François Pierre Dufault
fpdufault@tfo.org