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Toronto assure ne pas avoir oublié les chanteurs franco-ontariens

La Ville de Toronto dit vouloir en faire plus pour intégrer les chanteurs franco-ontariens dans sa programmation du 150e du Canada Crédit image: Étienne Fortin-Gauthier

TORONTO – Les autorités municipales de Toronto semblent avoir compris le message: elles redoublent présentement d’efforts pour intégrer davantage les chanteurs franco-ontariens lors des célébrations du 150e du Canada, comme le demandaient plusieurs acteurs francophones.

ÉTIENNE FORTIN-GAUTHIER
efgauthier@tfo.org | @etiennefg

Lors de la dernière réunion du comité consultatif francophone de Toronto, des intervenants franco-torontois se sont offusqués de l’absence de chanteurs franco-ontariens dans la programmation présentée par la Ville reine, révélait récemment #ONfr.

Leurs critiques ne sont pas tombées dans l’oreille d’un sourd, assure le directeur des musées et du patrimoine de Toronto, Larry Ostola. «On a une communauté francophone au sein de la ville. On a reçu des commentaires et on les a utilisés pour développer notre approche», a-t-il confié en marge du lancement des festivités, le mardi 16 mai.

Pour l’instant, la presque totalité des chanteurs et artistes francophones au programme sont toujours issus du Québec, qu’il s’agisse des 7 doigts de la main, du groupe les Poules à Colin ou de Nicolas Pellerin et des Grands Hurleurs. Une troupe de danse franco-torontoise, BoucharDanse, s’illustre néanmoins dans la programmation.

«Notre programmation n’est pas complète. Il y aura des ajustements au programme. Ça nous prend un peu plus de temps qu’on pensait pour finaliser les négociations. On essaye de représenter la francophonie au Canada», assure M. Ostola.

Il croit également que les plus de 600 000 Franco-Ontariens devraient pouvoir se reconnaître dans l’offre musicale présentée. «Il n’y a pas de garanties, car les artistes peuvent toujours refuser une offre, mais on espère plus de chanteurs franco-ontariens», affirme Larry Ostola.

Une portion du site web des célébrations a aussi été traduite en français pour présenter la programmation. «Ce n’est pas une politique officielle de la ville, mais pour marquer l’occasion, on croyait que c’était approprié de le faire», insiste le directeur des musées et du patrimoine de Toronto.

Dévoilement de programmation bilingue

La lancement des festivités du 150e du Canada à Toronto a laissé une belle place à la langue française. Les présentations ont toutes été faites de manière bilingue et un mini-spectacle de la troupe franco-torontoise BoucharDanse a été présenté au public rassemblé devant l’hôtel de Ville de Toronto.

Le maire de Toronto, John Tory, a réitéré son attachement à la langue française, en marge du dévoilement de la programmation des festivités. Il affirme que le bilinguisme est une caractéristique centrale du Canada et que Toronto doit refléter cette réalité.

Outre la programmation officielle de la Ville de Toronto, d’autres événements pourraient se greffer à la programmation. Les festivals francophones de la Ville reine peuvent en effet ajouter leur événement à la programmation. René C. Viau, membre du conseil d’administration de Francophonie en Fête, affirmait récemment à #ONfr que son événement sera ajouté à la liste. Celui qui siège au sein du comité spécial du 150e à Toronto estime que les artistes franco-ontariens auront donc une visibilité grâce à d’autres vitrines.

Étienne Fortin-Gauthier
Étienne Fortin-Gauthier
efgauthier@tfo.org @etiennefg

Étienne Fortin-Gauthier est journaliste depuis une dizaine d’années. Il a collaboré à plusieurs grands médias canadiens et européens, dont La Presse Canadienne, le quotidien La Presse, l’Agence France-Presse et le groupe de presse L’Avenir (Belgique). Il s’est initié aux dossiers de la francophonie canadienne lors d’un séjour au Réseau francophone d’Amérique, qui travaille de près avec les stations radiophoniques francophones en milieu minoritaire. Étienne est diplômé de l’École des affaires publiques et internationales de Glendon, à Toronto, et du programme bidisciplinaire en communication et science politique de l’Université de Montréal.