#Francophonie

Sondage gâché sur le bilinguisme à l’Université d’Ottawa

L'Université d'Ottawa.

OTTAWA – Une vérification sur le bilinguisme à l’Université d’Ottawa (U d’O) n’a finalement donné aucun résultat. Les résultats du grand sondage entrepris début 2014 par la Fédération étudiante de l’Université d’Ottawa (FÉUO) n’ont jamais été publiés.

SÉBASTIEN PIERROZ
spierroz@tfo.org | @SebPierroz

Motif? Une erreur dans la méthodologie des résultats aurait finalement décidé le syndicat étudiant de l’Université d’Ottawa à la non-publication des données, a appris #ONfr.

«Il y avait quelque chose dans cette méthode de non valable», a fait part Roméo Ahimakin, vice-président des services et communications pour la FÉUO, précisant que le fait s’était déroulé sous le mandat du précédent conseil d’administration.

Le questionnaire, mené par une firme externe, avait pourtant été envoyé aux 35 000 étudiants en premier cycle de l’U d’O afin de connaitre leurs attentes sur le bilinguisme.

Le sondage était alors constitué de trois catégories: une évaluation du bilinguisme concernant les cours, une seconde sur les services et les évènements, et une autre centrée sur la représentation linguistique pour la FÉUO elle-même.

«Nous n’excluons pas de refaire le sondage. Ça sera une décision que notre exécutif pourrait prendre prochainement», avance prudemment M. Ahimakin.

 

Second souffle

Les revendications des francophones trouvent un nouveau souffle sur le campus depuis plusieurs années. Notamment après les difficultés rapportées de certains étudiants à s’inscrire dans des cours avancés en langue française.

La proportion de francophones à l’université a dégringolé à moins de 30%, avec un pic historique de 27% en 2010.

L’établissement tarde toujours à confirmer sa protection en vertu de la Loi sur les services en français (Loi 8 de 1986), malgré une demande effectuée de nouveau au gouvernement dans ce sens en 2012.

François Pierre Dufault
fpdufault@tfo.org