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Sensibilisation pour l’université franco-ontarienne

TORONTO – Neuf mois après avoir réclamé une université «par et pour» les francophones de l’Ontario, des représentants du Regroupement étudiant franco-ontartien (RÉFO), de la Fédération de la jeunesse franco-ontarienne (FESFO) et de l’Assemblée de la francophonie de l’Ontario (AFO) sont de retour dans la Législature provinciale pour sensibiliser une vingtaine d’élus à leur cause, le mardi 3 novembre.

FRANÇOIS PIERRE DUFAULT
fpdufault@tfo.org | @fpdufault

Les trois organismes avaient demandé, mi-février, à la première ministre Kathleen Wynne de nommer un conseil des gouverneurs transitoire qui serait chargé d’assurer le démarrage de cette université et l’ouverture d’un premier campus à Toronto d’ici 2018.

«Les consultations ont été faites, les rapports ont été déposés, la demande a été officialisée», a fait valoir Geneviève Borris, coprésidente du RÉFO, dans un communiqué. «Il nous faut maintenant un appui clair et un engagement soutenu de nos parlementaires pour que l’Ontario français, la plus importante communauté francophone hors Québec en Amérique du Nord, ait accès à son université de langue française indépendante.»

La FESFO rappelle, de son côté, que plus de 2250 personnes ont déposé une demande d’admission symbolique à l’université franco-ontarienne auprès du ministre Reza Moridi, responsable de l’enseignement supérieur, dans le cadre d’une campagne de sensibilisation communautaire.

«À l’instar de la réussite de nos conseils scolaires et collèges, notre communauté a démontré avoir la capacité à gérer ses propres institutions et c’est pourquoi il s’avère nécessaire de lui confier une gouvernance universitaire de langue française afin d’assurer la reconnaissance et la pérennité du fait français dans notre province», a déclaré à son tour Denis Vaillancourt, président de l’AFO.

 

Signes d’ouverture

La campagne de sensibilisation du RÉFO, de la FESFO et de l’AFO intervient alors que le projet d’université franco-ontarienne prend sa place dans le discours politique à Queen’s Park.

Le gouvernement libéral de Kathleen Wynne ne s’oppose plus à la création d’une université francophone, après avoir longtemps plaidé pour une simple bonification des programmes d’études en français dans les régions du centre et du sud-ouest de la province. Le chef progressiste-conservateur Patrick Brown réclame, pour sa part, la création d’un conseil des gouverneurs pour une future université. Et la députée néo-démocrate France Gélinas parraine un projet de loi privé pour créer cette université «par et pour» les Franco-Ontariens.

L’Ontario compte deux universités bilingues, soit l’Université d’Ottawa et l’Université Laurentienne.

François Pierre Dufault
fpdufault@tfo.org