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Queen’s Park a les taxis illégaux à l’oeil

L'Ontario pourrait serrer la vis aux taxis clandestins et illégaux qui, seront certains élus, mettent en jeu la sécurité du public. (Photo: François Pierre Dufault

TORONTO – Les parlementaires à Queen’s Park songent à serrer davantage la vis aux taxis clandestins et illégaux, y compris le réseau de covoiturage Uber.

FRANÇOIS PIERRE DUFAULT
fpdufault@tfo.org | @fpdufault

Deux projets de loi privés sont présentement à l’étude.

«L’enjeu des taxis clandestins ou illégaux (…) soulève de sérieuses inquiétudes par rapport à la sécurité du public. Les amendes, à l’heure actuelle, ne sont pas suffisantes pour combattre ce problème», a confié John Fraser, député libéral d’Ottawa-Sud, à #ONfr, le jeudi 4 décembre.

M. Fraser, qui est l’auteur d’un des projets de loi, affirme qu’il faut durcir les amendes et le nombre de points d’inaptitude pour les chauffeurs de taxis clandestins et illégaux.

«Imaginez la scène: votre fille d’âge universitaire passe la soirée dans un bar du marché By (à Ottawa) et prend un de ces taxis illégaux pour rentrer à la maison. Le véhicule est impliqué dans un accident. Le chauffeur a-t-il les permis et les assurances nécessaires? Sinon, quels sont vos recours? Vous pourriez ne jamais être indemnisé», a exposé M. Fraser.

Couper l’herbe sous le pied d’Uber

La loi que propose l’élu d’Ottawa-Sud viendrait aussi, admet-il, couper l’herbe sous le pied d’Uber, un service de covoiturage via une application pour téléphone intelligent qui a fait son apparition tout récemment dans la province et qui passe sous le radar de toute réglementation.

«On ne peut pas acheter un autobus scolaire et commencer à transporter des écoliers comme ça, sans se conformer aux règles établies. C’est la même chose avec les taxis. C’est une forme de transport en commun. Il faut la réglementer», a partagé M. Fraser. «Ces nouvelles technologies sont là pour rester. Mais il faut nous assurer, d’abord et avant tout, que le public est bien protégé», a-t-il ajouté, faisant référence à Uber.

Au moins une dizaine d’années

La progressiste-conservatrice Lisa MacLeod abonde dans le même sens que son collègue du gouvernement. L’élue de Nepean-Carleton, à Ottawa, a rédigé l’autre projet de loi privé sur les taxis clandestins ou illégaux qui est présentement à l’étude à Queen’s Park.

«C’est un problème à Ottawa depuis au moins une dizaine d’années. Ça date d’avant ces nouvelles technologies», a fait savoir Mme MacLeod à #ONfr. «Le but est de protéger les individus qui montent dans des taxis. De nous assurer que les chauffeurs ont un permis en règle. De nous assurer que les véhicules sont bien assurés. Et surtout, de nous assurer que les véhicules sont dûment inspectés».

Mme MacLeod s’est dite prête, si nécessaire, à fusionner son projet de loi avec celui de M. Fraser.

François Pierre Dufault
fpdufault@tfo.org