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Près de 3 millions $ pour les RVF

Le gouvernement du Canada a annoncé 2,79 millions $ pour les Rendez-vous de la francophonie. Benjamin Vachet

OTTAWA – Le député franco-albertain et secrétaire parlementaire de la ministre du Patrimoine canadien, Randy Boissonnault, assure que le financement du gouvernement fédéral aux Rendez-vous de la Francophonie contribue au rayonnement de la francophonie canadienne.   

BENJAMIN VACHET
bvachet@tfo.org | @BVachet

Le gouvernement du Canada a annoncé, jeudi 3 mars, l’octroi d’un financement de 2,79 millions $ pour les trois prochaines éditions des Rendez-vous de la francophonie (RVF).

L’événement, organisé chaque année depuis 1999 par la Fondation canadienne pour le dialogue des cultures, vise à promouvoir la langue française d’est en ouest à travers plusieurs manifestations organisées dans tout le pays. Cette année, les RVF se tiendront du 3 au 23 mars, avec comme point culminant la Journée internationale de la Francophonie, le 20 mars.

Le directeur général de la Fondation canadienne pour le dialogue des cultures, Guy Matte, espère atteindre 2500 activités cette année, contre 1500 les premières années.

Les 930000 dollars attribués annuellement, en augmentation de 15000$ par année, ne financent toutefois pas la totalité des activités. Selon M. Matte, l’argent du gouvernement fédéral finance notamment les 17 spectacles de la tournée des galas Juste pour rire, des concours dans les écoles, ainsi que le journal distribué à un million d’exemplaires à travers le pays.

«L’avantage d’avoir un contrat de trois ans, c’est que ça nous donne la chance de voir le futur en termes de planification. Mais nous avons aussi du financement qui vient du secteur privé et plusieurs activités sont organisées et financées directement par les organismes dans les communautés, qui reçoivent leur financement de leur propre province. Le Nunavut, par exemple, met une grosse somme d’argent dans les RVF pour sa communauté francophone.»

 

Une bougie d’allumage

Alors que les organismes francophones en contexte minoritaire réclament depuis plusieurs années une augmentation de leur enveloppe afin de faire leur travail, Randy Boissonnault a tenu à défendre l’intérêt de la somme dépensée pour les RVF.

«Les RVF sont une façon de mettre toutes les énergies ensemble pour trois semaines au profit de la francophonie. Hier, j’étais à l’assemblée législative en Alberta pour la cérémonie de reconnaissance des Rendez-vous de la francophonie et j’ai vu des députés qui pratiquaient leur français. Le ministre responsable de la Culture et du Tourisme de l’Alberta, Ricardo Miranda, a fait une allocution entièrement en français! J’ai aussi entendu plusieurs personnes lancer l’idée d’organiser des événements dans le cadre des Rendez-vous. C’est ça les RVF, c’est un portail pour les gens, une façon de se regrouper autour de la francophonie!»

L’un des deux porte-paroles de l’édition 2016, l’humoriste québécois Mario Jean, explique pourquoi, selon lui, les RVF aident les communautés francophones de partout au Canada.

«Les RVF, c’est une bougie d’allumage pour s’exprimer et se montrer, pour prouver aux autres qu’on existe. Cela peut permettre ensuite de solliciter de l’aide et des retombées, mais avant de demander quelque chose, il faut d’abord prouver que nous sommes là. Les RVF, ça sert aussi à ça!»

M. Boissonnault assure toutefois que son gouvernement n’oubliera pas les organismes qui travaillent au sein des communautés francophones en contexte minoritaire.

«La francophonie a eu beaucoup de défis pendant les 10 dernières années. On s’engage à mener des consultations pour cibler où il faut investir. On est à l’écoute et on veut être là avec et pour les communautés francophones», promet-il.

Benjamin Vachet
Benjamin Vachet
bvachet@tfo.org @BVachet

Originaire de France, Benjamin Vachet vit au Canada depuis plus de dix ans. Titulaire d'un baccalauréat en Administration économique et sociale et d'une maîtrise de journalisme, il a commencé sa carrière en France, avant de la poursuivre au Canada. Il a travaillé pour les hebdomadaires Le Reflet, puis L’Express Ottawa et pour la radio francophone d’Ottawa, Unique FM. Il a rejoint le Groupe Média TFO en 2014. Passionné de politique ontarienne, fédérale et internationale, Benjamin cumule plus de treize années d’expérience en presse écrite, radio et télévision.