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Place aux élections fédérales dans Ottawa-Vanier

On ne connaît pas encore la date de l'élection partielle fédérale dans Ottawa-Vanier, mais les partis s'organisent déjà. Crédit photo: Élections Canada

OTTAWA – L’élection partielle provinciale dans Ottawa-Vanier terminée, les regards sont désormais tournés vers la succession de Mauril Bélanger au niveau fédéral. Le Nouveau Parti démocratique (NPD) tient déjà sa candidate, alors que le Parti libéral du Canada (PLC) et le Parti conservateur (PC) s’organisent.

BENJAMIN VACHET
bvachet@tfo.org | @BVachet

Le PLC compte désormais six candidats à l’investiture. Mona Fortier, l’ancien député fédéral Francis LeBlanc, Véronique Soucy, Nicolas Moyer, Persévérance Mayer et maintenant, Ainsley Malhotra, ont fait part de leur intention de briguer l’investiture fédérale libérale. Ils tenteront de succéder à Mauril Bélanger, député de la circonscription depuis 1995, emporté par la maladie en août dernier.

Pour l’heure toutefois, aucune date n’a été arrêtée pour déterminer qui représentera le parti de Justin Trudeau lors des élections partielles dans Ottawa-Vanier et d’autres candidats pourraient s’ajouter à la liste des six noms précédemment énoncés, reconnaît Tony Stikeman, le président de l’Association libérale fédérale dans la circonscription.

Du côté de l’Association conservatrice d’Ottawa-Vanier, on assure avoir également plusieurs candidats intéressés. Mais pour l’heure, aucun nom n’a été avancé, alors que la date de l’investiture reste elle aussi à déterminer.

 

Emilie Taman, candidate pour le NPD

Le NPD a quant à lui pris de l’avance sur ses deux principaux concurrents. Le parti de Thomas Mulcair devrait officialiser la nomination par acclamation d’Emilie Taman le mardi 29 novembre, lors d’une réunion d’investiture prévue au Centre communautaire Vanier-Richelieu. Selon la présidente de l’Association fédérale du NPD dans Ottawa-Vanier, Melanie Sanderson, aucun autre candidat ne s’est montré intéressé.

La professeure à la Faculté de droit de l’Université d’Ottawa avait déjà tenté sa chance lors des dernières élections. Après une période de réflexion, elle a décidé de réitérer l’aventure.

«Je veux offrir une alternative aux gens d’Ottawa-Vanier. Je ne pense pas que ce soit sain pour la démocratie si un parti pense d’avance qu’il va gagner et si les électeurs eux-mêmes finissent par le penser. J’ai beaucoup travaillé en 2015 lors de la campagne et je veux continuer», explique la mère de trois enfants également connue pour être la fille de l’ancienne juge à la Cour suprême du Canada, Louise Arbour.

La tâche s’annonce difficile pour Mme Taman dans une circonscription considérée comme un château fort libéral. Lors des élections d’octobre 2015, Mauril Bélanger avait remporté une huitième victoire consécutive avec 57,57 % des votes, soit plus de 24 000 voix d’avance sur sa première concurrente, Mme Taman, qui avait recueilli 19,25 % des voix. Anciennement Ottawa-Est, la circonscription est libérale depuis 1935.

«La dynamique est différente lors des élections partielles», pense toutefois Mme Taman. «Les électeurs ne votent pour donner une majorité à un parti comme lors des élections générales. En 2015, les électeurs voulaient faire partir Stephen Harper et donc, ils ont choisi d’appuyer les libéraux. Mais aujourd’hui, c’est différent, d’autant que Mauril Bélanger, qui était très apprécié dans la circonscription et que je respectais aussi beaucoup moi-même, n’est malheureusement plus là. Ce ne sont donc pas les mêmes élections qu’en octobre 2015.»

Pour y parvenir, Mme Taman veut s’appuyer autant sur des enjeux locaux que sur des problématiques nationales.

«M. Trudeau a beaucoup promis durant la campagne, notamment sur la réconciliation avec les peuples autochtones ou sur la réforme électorale, mais sur ces deux sujets, il est déjà en train de reculer. Dans la circonscription, je veux qu’on avance sur les problèmes de circulation interprovinciale dans le centre-ville qui durent depuis trop longtemps, mais également sur l’aide aux réfugiés et aux itinérants. Enfin, je veux aussi être une voix forte pour la protection des droits linguistiques au Canada. Je suis pour le bilinguisme officiel de la Ville d’Ottawa. Je trouve que le maire d’Ottawa manque de leadership dans ce dossier!»

La date de l’élection partielle dans la circonscription n’est toujours pas connue au niveau fédéral. Le gouvernement a jusqu’au 19 février 2017 pour en annoncer une date. Outre Ottawa-Vanier, en Ontario, deux autres élections partielles doivent également avoir lieu en Alberta, dans Calgary Midnapore, la circonscription de l’ancien ministre Jason Kenney, et dans Calgary Heritage, la circonscription de l’ancien premier ministre conservateur, Stephen Harper.

Benjamin Vachet
Benjamin Vachet
bvachet@tfo.org @BVachet

Originaire de France, Benjamin Vachet vit au Canada depuis plus de dix ans. Titulaire d'un baccalauréat en Administration économique et sociale et d'une maîtrise de journalisme, il a commencé sa carrière en France, avant de la poursuivre au Canada. Il a travaillé pour les hebdomadaires Le Reflet, puis L’Express Ottawa et pour la radio francophone d’Ottawa, Unique FM. Il a rejoint le Groupe Média TFO en 2014. Passionné de politique ontarienne, fédérale et internationale, Benjamin cumule plus de treize années d’expérience en presse écrite, radio et télévision.