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Nouveau circuit touristique francophone en Ontario

Le circuit touristique, La Route Champlain, amène le touriste dans plusieurs lieux d'intérêt où il peut être accueilli en français. Crédit: gracieuseté

OTTAWA – Un nouveau circuit touristique francophone voit le jour en Ontario. La Route Champlain, dévoilée le mercredi 21 juin, doit permettre d’augmenter le nombre de touristes du Québec et de la France qui visitent la province. Il ne faut pas s’inquiéter de l’absence de plusieurs points d’intérêts francophones, assurent les initiateurs du projet.

ÉTIENNE FORTIN-GAUTHIER
efgauthier@tfo.org | @etiennefg

La nouvelle Route de Champlain compte des dizaines d’attractions qui offrent des services en français. Le projet fait suite au désir de la province de renouveler l’offre touristique francophone, afin d’attirer davantage de touristes du Québec et des pays de la francophonie.

«La Route de Champlain suit le plus possible les routes le parcours de l’explorateur Samuel de Champlain sur les étendues d’eau. Nous avons fait un travail de terrain pour regrouper des produits qui plairont aux francophones et qui peuvent les accueillir dans leur langue», fait savoir Martin Lacelle, directeur du développement économique au Réseau de développement économique et d’employabilité de l’Ontario (RDÉE Ontario).

Le circuit amène le touriste dans une vingtaine de municipalités dans l’Est, le centre et le nord de la province. Pour le satisfaire, le parcours mise sur le plein air, le patrimoine francophone et le terroir, notamment.

 

Des attraits francophones absents

La carte dévoilée par le RDÉE Ontario ne compte aucun arrêt à Toronto ou dans la région du Niagara. Penetanguishene, là même où Champlain a posé le pied en premier dans la province en 1615, était absente de la première mouture de la carte envoyée à #ONfr, en marge de l’annonce. Penetanguishene se retrouve néanmoins sur la nouvelle version de la carte que le RDÉE Ontario a fait parvenir à #ONfr, le vendredi 30 juin.

Quant aux autres musées et attractions francophones dans la province qui ne sont pas présents sur la carte, une explication est fournie par M. Lacelle. «Nous avons des centaines d’attractions et lieux d’hébergements que nous souhaitons ajouter prochainement lors des mises à jour de la carte. Mais nous attendons que les produits soient plus matures et de nous assurer que le français est à la hauteur», dit-il. Lors de la prochaine mise à jour, il promet ainsi que des hôtels, des restaurants et autres lieux d’intérêts où des services en français sont offerts seront ajoutés.

L'image montre le nouveau monument dédié à Samuel de Champlain à Penetanguishene et son dévoilement lors du 400e anniversaire de la province. Il ne fait pas partie des activités présentes dans le nouveau circuit touristique francophone.
(Le monument Champlain, à Penetanguishene, doit être ajoutée à la carte de la Route Champlain éventuellement, selon le RDÉE Ontario)

Par contre, pas question pour l’instant de déroger du parcours emprunté par l’explorateur Samuel de Champlain.

«C’est un circuit thématique. On ne pouvait pas offrir tous les produits francophones n’importe comment. On voulait un produit plus structuré», explique-t-il.

Martin Lacelle estime que la Route de Champlain est une marque au fort potentiel qui risque de résonner chez les touristes de France, qui veulent suivre les pas de l’explorateur. Une manière de se distinguer dans un marché touristique très compétitif sur la scène internationale et nationale, insiste-t-il.

Quant à Toronto et Niagara, un autre circuit francophone, pancanadien celui-là, viendra mettre en valeur d’autres lieux touristiques de la province, notamment dans ces deux villes. Il est développé par le RDÉE Canada et doit être dévoilé prochainement. Cette nouvelle offre en tourisme francophone s’inscrit au sein des festivités du 150e de la Confédération, révélait récemment #ONfr.

 

Francisation des attraits touristiques

La nouvelle Route de Champlain vise aussi à équiper les entreprises accueillant des touristes en matière de services en français. Un effort de francisation est donc exigé de chaque organisation qui souhaite être mise en valeur sur la carte, notamment en matière d’affichage bilingue.

«Nous comptons aussi nous associer avec des partenaires pour offrir des cours de français au personnel touristique», explique M. Lacelle.

Un effort est aussi fait pour mettre de l’avant les entrepreneurs francophones, dit-il.

Étienne Fortin-Gauthier
Étienne Fortin-Gauthier
efgauthier@tfo.org @etiennefg

Étienne Fortin-Gauthier est journaliste depuis une dizaine d’années. Il a collaboré à plusieurs grands médias canadiens et européens, dont La Presse Canadienne, le quotidien La Presse, l’Agence France-Presse et le groupe de presse L’Avenir (Belgique). Il s’est initié aux dossiers de la francophonie canadienne lors d’un séjour au Réseau francophone d’Amérique, qui travaille de près avec les stations radiophoniques francophones en milieu minoritaire. Étienne est diplômé de l’École des affaires publiques et internationales de Glendon, à Toronto, et du programme bidisciplinaire en communication et science politique de l’Université de Montréal.