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Mulcair promet de travailler avec les provinces

Le chef néo-démocrate fédéral Thomas Mulcair en campagne à Toronto. (Photo: François Pierre Dufault)

TORONTO – Thomas Mulcair promet qu’un gouvernement néo-démocrate à Ottawa travaillerait avec les provinces peu importe leur affiliation politique et, contrairement aux conservateurs sortants, prendrait part aux rencontres du Conseil de la fédération canadienne.

FRANÇOIS PIERRE DUFAULT
fpdufault@tfo.org | @fpdufault

«Je suis issu de la politique provinciale. Je n’ai aucune hésitation à m’asseoir avec les premiers ministres provinciaux, peu importe leur affiliation politique. J’ai l’obligation de travailler avec tous et chacun d’entre eux. Et c’est précisément ce que je vais faire», a déclaré M. Mulcair alors qu’il faisait campagne dans la nouvelle circonscription d’University–Rosedale, au centre-ville de Toronto, le jeudi 6 août.

Le chef du NPD fédéral, qui a été ministre au Québec, a promis d’ouvrir «une nouvelle ère dans les relations fédérales-provinciales» si sa formation remporte les élections du 19 octobre.

Thomas Mulcair s’est ainsi engagé à siéger au Conseil de la fédération canadienne, un groupe de travail des dirigeants des dix provinces et des trois territoires au pays. Sous l’égide du NPD, le groupe continuerait à se rencontrer deux fois par année mais une de ces rencontres aurait lieu dorénavant à Ottawa.

«Stephen Harper est au pouvoir depuis 10 ans. Il n’a jamais assisté à une seule rencontre du Conseil de la fédération», a déploré M. Mulcair, flanqué d’une cinquantaine de militants. «Rappelez-vous, il y a quelques années, alors que nous arrivions à la fin du transfert canadien en matière de santé. M. Harper a simplement annoncé qu’il allait retirer jusqu’à 36 milliards $ en transferts aux provinces. Nous ne travaillerons pas de cette façon.»

 

À couteaux tirés

Cet engagement du NPD à l’égard des provinces intervient alors que les conservateurs fédéraux sont à couteaux tirés avec deux gouvernements provinciaux: celui de la libérale Kathleen Wynne en Ontario, et celui de la néo-démocrate Rachel Notley en Alberta.

Dans les trois premiers jours de la campagne électorale, M. Harper a qualifié le gouvernement Notley de «désastre» et il a insinué qu’il entretenait de mauvaises relations avec Mme Wynne parce qu’elle faisait un mauvais travail.

Thomas Mulcair a dit offrir aux électeurs canadiens «une politique d’espoir et d’optimisme» pour «remplacer la politique de la peur et de la division» des conservateurs. Le clan néo-démocrate promet, entre autres, des garderies à 15$ par jour pour un peu plus de 1 million d’enfants, et une hausse du salaire minimum à 15$ l’heure, ce qui aiderait quelque 100000 travailleurs à améliorer leur sort, selon la formation.

François Pierre Dufault
fpdufault@tfo.org