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L’université franco-ontarienne prend sa place dans le discours politique

Le chef progressiste-conservateur Patrick Brown.  François Pierre Dufault
Le chef progressiste-conservateur Patrick Brown. François Pierre Dufault

TORONTO – L’université «par et pour» les francophones de l’Ontario commence à prendre sa place dans le discours politique de la province. Pour la première fois, les trois partis politiques dans la Législature ont appuyé le projet d’une même voix et sur une même tribune lors du Grand rassemblement de l’Assemblée de la francophonie de l’Ontario (AFO), vendredi 23 octobre.

FRANÇOIS PIERRE DUFAULT
fpdufault@tfo.org | @fpdufault

«C’est à notre tour (…) de créer une vision forte pour assurer à la francophonie ontarienne la prospérité et prendre une approche active dans les domaines économique, social, culturel et politique», a déclaré la députée libérale Marie-France Lalonde lors d’un bref discours devant les membres de l’AFO. «C’est pour ça que nous travaillons dur sur des dossiers comme celui de l’université franco-ontarienne.»

«Les francophones de l’Ontario veulent gérer eux-mêmes leurs programmes universitaires comme c’est déjà le cas pour les écoles, les conseils scolaires et les collèges», a insisté le chef progressiste-conservateur Patrick Brown, s’exprimant en français devant l’AFO. «C’est pourquoi notre parti a pris le projet d’université franco-ontarienne et demandé au gouvernement d’agir rapidement en nommant un conseil des gouverneurs.»

Le néo-démocrate Taras Natyshak a rappelé, à son tour, le projet de loi privé de sa collègue France Gélinas visant la création d’une université de langue française. «Les possibilités de poursuivre des études postsecondaires en français dans ma région de la province sont très limitées. On peut faire mieux. On doit faire mieux», a fait valoir en français l’élu de la région de Windsor.

Pour l’AFO, qui parraine avec le Regroupement étudiant franco-ontarien (RÉFO) le projet d’université de l’Ontario français, il s’agit d’une évolution importante du discours politique.

«Il y a une volonté politique», a souligné Denis Vaillancourt, président de l’AFO, à #ONfr. «L’année dernière, à pareille date, nous avions une volonté communautaire. Mais les partis politiques, y compris le gouvernement, n’étaient pas très chauds à l’idée. Il y a eu un virage au niveau gouvernemental.»

M. Vaillancourt croit que ce sont surtout «des contraintes économiques» qui freinent le projet.

François Pierre Dufault
fpdufault@tfo.org