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L’Ontario pistonne 320 millions $ dans les transports publics

Quatre-vingt-seize municiplaités de l'Ontario reçoivent des redevances annuelles de la taxe provinciale sur l'essence. (Photo: WikiCommons)

TORONTO – La taxe sur l’essence de l’Ontario doit renvoyer 321,5 millions $ dans les services d’autobus ou de train de 96 municipalités de la province, a annoncé le ministère des Transports.

FRANÇOIS PIERRE DUFAULT
fpdufault@tfo.org | @fpdufault

Cette taxe provinciale de 2¢ prélevée sur chaque litre d’essence est redistribuée de façon proportionnelle aux municipalités qui opèrent des services de transport public afin d’en augmenter l’accessibilité, d’acheter davantage de véhicules, d’ajouter des trajets ou de prolonger les heures de service.

À elle seule, la Ville de Toronto siphonne un peu plus de la moitié du réservoir avec des redevances de 162,8 millions $.

La Ville d’Ottawa obtient, pour sa part, 33,7 millions $.

«Année après année, ce programme contribue à améliorer et étendre nos réseaux de transport public. Cela témoigne une fois de plus de l’engagement de notre gouvernement à améliorer la navette quotidienne et la qualité de vie des familles ontariennes», a déclaré Steven Del Duca, ministre des Transports, le jeudi 14 novembre.

Les municipalités de l’Ontario auraient touché plus de 3 milliards $ depuis l’instauration du financement par la taxe provinciale sur l’essence, il y a dix ans.

Une injustice, dit l’opposition

L’opposition à Queen’s Park y voit toutefois une injustice.

Alors que le programme est financé par des automobilistes dans toutes les 444 municipalités de la province, il ne profite qu’à moins du quart d’entre elles, déplore Ernie Hardeman, député progressiste-conservateur d’Oxford.

«Dans les régions rurales et du nord de l’Ontario, l’automobile est souvent le seul moyen de transport possible. Mais le gouvernement refuse d’étendre sa taxe sur l’essence à ces municipalités», a pesté M. Hardeman, dans un communiqué. «Les gens dans ces communautés n’ont pas l’option de prendre le transport en commun pour se rendre au travail ou à l’épicerie, et le gouvernement les pénalise à cause de ça».

M. Hardeman croit que les redevances de la taxe provinciale sur l’essence doivent être réparties entre toutes les municipalités, peu importe qu’il s’agisse de financer leur transport public ou leur infrastructure routière, comme c’est déjà le cas pour la taxe fédérale sur l’essence.

François Pierre Dufault
fpdufault@tfo.org