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L’Ontario dans la francophonie: Marie-France Lalonde optimiste

Le prochain sommet de l'OIF se déroulera fen 2018. Archives #ONfr

TORONTO – L’Ontario est déterminée à devenir membre de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) à titre de gouvernement observateur. La ministre déléguée aux Affaires francophones, Marie-France Lalonde, espère un dénouement positif aux discussions qui auront lieu fin novembre, au 16e Sommet de la francophonie, à Madagsacar.

ÉTIENNE FORTIN-GAUTHIER
efgauthier@tfo.org | @etiennefg

Tout n’est pas joué, selon la ministre Lalonde. «Ce n’est pas un processus facile», dit-elle. Un jeu de négociations est en cours pour influencer positivement les États membres, dit-elle, car pour obtenir le statut d’observateur à l’OIF, l’Ontario devra recueillir un appui unanime des États et gouvernements membres. «Je suis la voix de la francophonie et j’irai rencontrer des ambassadeurs de différents pays francophones, notamment à Ottawa. Je veux les sensibiliser aux raisons pour lesquelles nous voulons y être», a-t-elle indiqué, mercredi 14 septembre, au terme de la période de questions à Queen’s Park.

La députée d'Ottawa-Orléans et ministre déléguée aux Affaires francophones, Marie-France Lalonde. Archives, #ONfr

L’Ontario a déposé cet été sa candidature officielle à titre d’observateur de l’Organisation internationale de la Francophonie. Les pays membres doivent approuver la candidature lors de leur Sommet de la francophonie les 26 et 27 novembre à Antananarivo.

La francophonie en situation minoritaire a sa place à l’OIF, selon Mme Lalonde. «Il n’y a rien de gagné, on doit poursuivre les discussions», précise-t-elle. «Nous avons présenté un dossier très fort. Il a été appuyé par un comité ad hoc, c’est déjà une première étape», ajoute Mme Lalonde.

Au cours des derniers jours, Marie-France Lalonde a discuté avec Adame Ouane, qui est l’Administrateur de l’OIF et responsable de gérer la coopération intergouvernementale multilatérale au sein de l’organisation. Elle affirme qu’il a envoyé des signes positifs quant à la suite des choses.

Marie-France Lalonde affirme qu’en tant que membre observateur, il n’y a aucun coût à joindre l’OIF.

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Selon Marie-France Lalonde, les bénéfices d’une telle adhésion sont nombreux. Elle cite quelques exemples :

  • Permettrait d’explorer et éventuellement d’établir de nouvelles collaborations dans les domaines de la culture et de l’éducation auprès des membres de l’OIF;
  • Contribuerait à trouver des moyens de faciliter l’atteinte de la cible ontarienne de  5 % en immigration francophone;
  • Amenerait plus étudiants francophones de l’étranger à s’intéresser à la poursuite de leurs études dans des institutions postsecondaires en langue française de l’Ontario.

L’Ontario compte aussi partager avec les autres membres de l’OIF. La province fait valoir qu’elle a une expérience en matière de gouvernance et de droits de la personne qui peut profiter aux autres membres.

«Pour l’Ontario, qui, je vous le rappelle, est la province ayant le plus de francophones en dehors du Québec, un statut d’observateur à l’OIF signifierait une visibilité auprès de 900 millions de personnes réparties sur 80 États et gouvernements» – Marie-France Lalonde

À titre de membre observateur, l’Ontario aurait un statut différent de ceux Québec et de Nouveau-Brunswick lesquels sont membres de plein droit de l’organisation.

L’Ontario voulait depuis un moment se joindre à l’OIF, mais ses relations tendues avec le gouvernement Harper l’empêchait d’aller de l’avant, a révélé cet été le quotidien Le Devoir. Cinq missives officielles avaient été envoyées au gouvernement fédéral au cours des dernières années, sans que cela ne donne quelque chose.

Rappelons que la canadienne Michaëlle Jean est la Secrétaire générale de la Francophonie.

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Étienne Fortin-Gauthier
Étienne Fortin-Gauthier
efgauthier@tfo.org @etiennefg

Étienne Fortin-Gauthier est journaliste depuis une dizaine d’années. Il a collaboré à plusieurs grands médias canadiens et européens, dont La Presse Canadienne, le quotidien La Presse, l’Agence France-Presse et le groupe de presse L’Avenir (Belgique). Il s’est initié aux dossiers de la francophonie canadienne lors d’un séjour au Réseau francophone d’Amérique, qui travaille de près avec les stations radiophoniques francophones en milieu minoritaire. Étienne est diplômé de l’École des affaires publiques et internationales de Glendon, à Toronto, et du programme bidisciplinaire en communication et science politique de l’Université de Montréal.