#Canada, #Francophonie

Les francophones du Canada invités à se faire entendre

Le comité permanent des langues officielles recommande une bonification de l’enveloppe de financement pour les organismes des communautés de langue officielle en situation minoritaire. Archives, #ONfr

OTTAWA – Les organismes qui représentent les francophones du Canada demandent aux citoyens vivant en situation minoritaire de faire entendre leur voix d’un océan à l’autre en votant.

ÉTIENNE FORTIN-GAUTHIER
efgauthier@tfo.org | @etiennefg

«Les bureaux de scrutin sont maintenant ouverts partout au pays! Citoyens, faites la différence!», peut-on lire sur la page Twitter de la Fédération des communautés francophones et acadienne du Canada. «Aujourd’hui, c’est l’occasion de prouver que #NousComptons!», a renchéri la vice-présidente de la FCFA.

L’organisme national invite toujours les francophones du pays à commenter le déroulement de ce jour fatidique sur les réseaux sociaux en utilisant le mot-clic #NousComptons.

Certains électeurs ont rapporté avoir été accueilli et servi en français lors de leur arrivée dans un bureau de vote, notamment à Toronto et à Ottawa.
«Beaucoup de monde. Une demi-heure en ligne, servi en français à Alta Vista, Ottawa. Diversité présente!», a révélé l’écrivain francophone Bruno Lagacé sur les réseaux sociaux.

Élections Canada a confirmé à #ONfr qu’une consigne avait été envoyée à l’ensemble des directeurs de scrutin du pays afin que davantage de personnel bilingue soit recruté cette fois-ci.

La Société Saint-Thomas-d’Aquin, porte-parole de la communauté acadienne et francophone de l’Île-du-Prince-Édouard, a aussi invité les francophones du pays à se mobiliser à l’occasion du scrutin.

Bon nombre de francophones vivant à l’extérieur du Québec ont dénoncé le manque de considération dont ils ont été l’objet pendant la campagne. Plusieurs dossiers auraient dû être abordés par les chefs, selon bon nombre d’intervenants de la communauté.

La mise en place de mécanismes pour renforcer de l’immigration francophone hors Québec ou encore le respect de la Loi sur les langues officielles sont parmi les questions qui préoccupent les acteurs francophones vivant en situation minoritaire.

Les principaux organismes francophones du pays n’ont donné aucune consigne de vote à leurs membres. «Nous sommes prêts à travailler avec tous les partis et quelque-soit celui qui gagne, nous l’encouragerons à mettre en place un conseil consultatif jeunesse», a fait savoir Alec Boudreau, président de la Fédération de la jeunesse canadienne-française, il y a quelques jours.

Au total, 26,5 millions d’électeurs sont inscrits sur la liste électorale du pays. Et 3,6 millions de Canadiens se sont prévalus de leur droit de vote lors du vote par anticipation. Une mesure exceptionnelle a été approuvée par le directeur général des élections du Canada en raison de la popularité du vote anticipé : les boîtes de scrutin seront dépouillées deux heures avant celles du vote régulier.

Pour la première fois, les Canadiens de l’ouest du Canada voteront pendant une partie de la journée, tout en pouvant savoir les résultats des circonscriptions de l’autre bout du pays.

«Il n’y a pas plus de blackout sur les résultats, comme auparavant. C’est une première. Ça a été approuvé l’an dernier. Les gens de la Colombie-Britannique pourront savoir les résultats de l’Atlantique avant que les bureaux soient fermés chez eux. Nous ne pensons pas que cela va influencer le vote», a soutenu la porte-parole d’Élections Canada, Nathalie Babin-Dufresne.

Étienne Fortin-Gauthier
Étienne Fortin-Gauthier
efgauthier@tfo.org @etiennefg

Étienne Fortin-Gauthier est journaliste depuis une dizaine d’années. Il a collaboré à plusieurs grands médias canadiens et européens, dont La Presse Canadienne, le quotidien La Presse, l’Agence France-Presse et le groupe de presse L’Avenir (Belgique). Il s’est initié aux dossiers de la francophonie canadienne lors d’un séjour au Réseau francophone d’Amérique, qui travaille de près avec les stations radiophoniques francophones en milieu minoritaire. Étienne est diplômé de l’École des affaires publiques et internationales de Glendon, à Toronto, et du programme bidisciplinaire en communication et science politique de l’Université de Montréal.