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Le rideau tombe sur le 400e

Les acteurs sociaux et politiques de la province se sont rassemblés à Penetanguishene, vendredi 10 juin, pour souligner la fin des célébrations du 400e anniversaire de présence française en Ontario. Étienne Fortin-Gauthier

PENETANGUISHENE – Les célébrations du 400e anniversaire de présence française en Ontario sont terminées. Les acteurs sociaux et politiques de la province se sont rassemblés à Penetanguishene, vendredi 10 juin, pour souligner la fin d’une année marquée par plusieurs événements d’envergure et qui, selon le gouvernement, laissera un lègue à tous les Ontariens.

ÉTIENNE FORTIN-GAUTHIER
efgauthier@tfo.org | @etiennefg

«Les avancées de 2015 ont ouvert la porte à celles de 2016. Je pense notamment aux excuses officielles pour le Règlement XVII et à la récente désignation partielle du Collège Glendon en vertu de la Loi sur les services en français. Je pense aussi au travail que nous entreprenons pour assurer l’accès aux études postsecondaires en français dans le Centre et le Sud-Ouest de l’Ontario», a souligné Madeleine Meilleur, ministre déléguée aux Affaires francophones de l’Ontario, lors de son discours.

Mme Meilleur a souligné que la francophonie ontarienne a obtenu une visibilité internationale sans précédent pendant l’année du 400e. Ce legs a une valeur inestimable, selon Mme Meilleur. «Ça a été au-delà de mes rêves», a-t-elle lancé.

Michel Prévost, membre du comité organisateur des célébrations du 400e et archiviste en chef de l’Université d’Ottawa, souligne quant à lui l’héritage plus matériel laissé par les festivités.

«Le grand legs est ici à Penetanguishene. On a fait le grand parc et une allée historique avec différentes sculptures qui honorent les personnages historiques. C’est justifié, Champlain était ici il y a 400 ans», souligne-t-il.

L’Ontario a alloué une enveloppe de 5,9 millions $ aux célébrations du 400e anniversaire de l’Ontario français. Un quart de l’enveloppe a été destiné à différentes célébrations communautaires dans la province, alors que le nouveau parc de Penetanguishene a été aménagé au coût de 1,9 millions $.

Tout au long de la journée, le travail des acteurs sociaux et politiques qui ont contribué aux festivités de la dernière année a été salué.

Anne Gagné, leader francophone de Penetanguishene, avait partagé ses déceptions concernant la place laissée aux francophones dans la planification des festivités de la communauté. Elle est maintenant plus sereine.

«L’atmosphère est beaucoup plus positive. Il y a maintenant une bonne collaboration. Ils ont créé un comité consultatif avec des représentants francophones et on tient compte de nos préoccupations», dit-elle.

Elle affirme que plusieurs autres projets sont en cours et que la ville se montre ouverte à donner plus de visibilité au fait français dans la ville. La municipalité de Penetanguishene n’est toujours pas officiellement bilingue, s’attriste-t-elle néanmoins.

«C’est pas parce qu’on n’a pas essayé», lance-t-elle avec déception.

 

Présence française

L’adjointe au maire d’Honfleur, ville qu’a quitté Samuel de Champlain pour se rendre en Amérique en 1615, était présente en Ontario au cours des derniers jours pour différentes rencontres officielles avec des intervenants politiques. Elle a participé à la fête à Penetanguishene.

«Samuel de Champlain, nous c’est notre histoire, vous c’est vos racines. Quelque part, c’est un échange magnifique, grâce à vous, nous en avons appris plus sur notre histoire et nous vous avons permis de renouer avec vos racines. Nos deux pays sont complémentaires», a confié Nathalie Oléon-Papin à #Onfr

Sa ville sera jumelée à Penetanguishene et cela permettra des échanges entre les des deux régions, révèle-t-elle.

 

Étienne Fortin-Gauthier
Étienne Fortin-Gauthier
efgauthier@tfo.org @etiennefg

Étienne Fortin-Gauthier est journaliste depuis une dizaine d’années. Il a collaboré à plusieurs grands médias canadiens et européens, dont La Presse Canadienne, le quotidien La Presse, l’Agence France-Presse et le groupe de presse L’Avenir (Belgique). Il s’est initié aux dossiers de la francophonie canadienne lors d’un séjour au Réseau francophone d’Amérique, qui travaille de près avec les stations radiophoniques francophones en milieu minoritaire. Étienne est diplômé de l’École des affaires publiques et internationales de Glendon, à Toronto, et du programme bidisciplinaire en communication et science politique de l’Université de Montréal.