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Le CECCE ne décolère pas

Le Conseil des écoles catholiques du Centre-Est (CECCE) dénonce l’absence de financement pour ses projets. Pixabay

OTTAWA – Le gouvernement de l’Ontario a beau avoir annoncé la construction de 28 nouvelles écoles à travers la province, dont neuf pour les élèves francophones, le Conseil des écoles catholiques du Centre-Est (CECCE) dénonce l’absence de financement pour ses projets.

BENJAMIN VACHET
bvachet@tfo.org | @BVachet

Dans un communiqué diffusé lundi 31 octobre, le CECCE dénonce l’absence de financement pour deux projets à Kemptville et dans le quartier du Glebe, à Ottawa.

Le CECCE revendiquait du financement pour son pavillon à Kemptville, qu’il finance lui-même et qui accueille plus de 120 élèves, ainsi que pour une nouvelle école dans le quartier Glebe, à Ottawa, d’une capacité de 250 à 300 élèves.

Interrogé par #ONfr, le directeur de l’éducation Réjean Sirois ne décolère pas.

«Comme chaque année, nous avions transmis notre liste de priorités. Nous avions confiance pour au moins ces deux projets car ce sont deux endroits où il y a une forte demande. Dans le Glebe, par exemple, il n’y a aucune école francophone. Nous avions rencontré la communauté et identifié un endroit où bâtir. Actuellement, les familles francophones sont contraintes d’inscrire leurs enfants dans les écoles d’immersion.»

M. Sirois se dit prêt à patienter quant à la demande faite pour Kingston, le temps que les discussions se poursuivent avec le gouvernement provincial et le Conseil des écoles publiques de l’Est de l’Ontario (CEPEO).

Mais à Kemptville et dans le Glebe, il dit ne pas comprendre la décision du gouvernement.

«Nous n’avons reçu aucune explication! Nous sommes prêts à revoir nos projets s’ils ne correspondent pas aux critères du ministère de l’Éducation, mais nous ne savons même pas quels sont ces critères et comment ils sont définis! Certains conseils en décroissance ont obtenu des fonds, d’autres ont eu du financement pour des écoles de seulement 32 élèves, on s’explique mal que nos projets n’aient pas été retenus.»

Le gouvernement annoncé, la fin de semaine dernière, la construction de 28 nouvelles écoles et des projets d’agrandissement et de rénovation dans 23 écoles existantes à travers la province, dont neuf écoles francophones.

«Nous sommes heureux pour les autres conseils scolaires qui ont reçu du financement mais nous ne comprenons pas comment un conseil scolaire en croissance comme le nôtre n’a pas obtenu de contribution de la province pour deux projets situés dans des régions où il y a une forte demande», s’interroge M. Sirois.

Le CECCE indique avoir enregistré une augmentation de plus de 750 élèves cette année. Le conseil rappelle que l’augmentation de ses effectifs lui a valu de recevoir du financement pour la construction de nouvelles écoles chaque année depuis 10 ans, incluant du financement pour ses deux nouvelles écoles à Orléans et pour le nouveau projet de construction à Arnprior.

«Le Conseil continuera d’exprimer ses besoins en immobilisations auprès des élus provinciaux et du ministère de l’Éducation. Des rencontres permettront de les sensibiliser et de les informer de l’état actuel de son parc immobilier et d’obtenir des explications quant aux critères utilisés pour accorder du financement pour la construction de nouvelles écoles», a commenté la présidente du CECCE, Johanne Lacombe, dans le communiqué émis hier soir.

Au moment d’aller sous presse, la ministre de l’Éducation, Mitzie Hunter, et la ministre déléguée aux Affaires francophones, Marie-France Lalonde, n’avaient pas répondu à nos demandes d’entrevue.

Benjamin Vachet
Benjamin Vachet
bvachet@tfo.org @BVachet

Originaire de France, Benjamin Vachet vit au Canada depuis plus de dix ans. Titulaire d'un baccalauréat en Administration économique et sociale et d'une maîtrise de journalisme, il a commencé sa carrière en France, avant de la poursuivre au Canada. Il a travaillé pour les hebdomadaires Le Reflet, puis L’Express Ottawa et pour la radio francophone d’Ottawa, Unique FM. Il a rejoint le Groupe Média TFO en 2014. Passionné de politique ontarienne, fédérale et internationale, Benjamin cumule plus de treize années d’expérience en presse écrite, radio et télévision.