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La succession de Tim Hudak se dessine

TORONTO – La course au leadership du Parti progressiste-conservateur de l’Ontario se dessine avec un peu plus de précision, alors qu’un deuxième candidat à la succession de Tim Hudak se lance dans l’arène et qu’un troisième s’apprête à confirmer ses intentions.

FRANÇOIS PIERRE DUFAULT
fpdufault@tfo.org @fpdufault

Le député Monte McNaughton a officialisé sa candidature à la direction de la troupe d’opposition à Queen’s Park, sans tambour ni trompette, le mercredi 17 septembre.

L’élu de la circonscription de Lambton-Kent-Middlesex, près de London, promet de donner la parole aux membres de son clan, plutôt qu’à ses grands bailleurs de fonds.

Le père de famille de 37 ans a été élu sur la scène provinciale pour la première fois en 2011. Il a auparavant été conseiller municipal à Newbury. Il n’a aucun appui connu au sein de la députation progressiste-conservatrice.

Victor Fedeli

Le député Victor Fedeli devrait, quant à lui, se lancer officiellement dans la course à la chefferie de sa formation lors d’un barbecue à Toronto, le 24 septembre. Sur son site Internet, l’élu de Nipissing convie ses supporteurs à «une annonce spéciale quant à (son) avenir au sein du Parti PC».

Dans les faits, voilà déjà quelques mois que M. Fedeli prépare le terrain.

Le critique de l’opposition officielle en matière de Finances a même reconnu publiquement que son parti a été l’artisan de sa propre défaite, lors des élections provinciales du 12 juin. «Nous étions tellement occupés à nous tirer dans le pied durant la campagne», a-t-il déclaré, fin juillet.

M. Fedeli est député de Nipissing, dans le nord-est de la province, depuis 2011. Il a aussi été maire de North Bay, de 2003 à 2010.

Le politicien de 58 ans n’a aucun appui connu pour sa candidature à la chefferie progressiste-conservatrice.

Lisa MacLeod

De son côté, la députée Lisa MacLeod continue d’engranger les soutiens même si elle n’a pas officiellement fait le saut dans la course à la succession de Tim Hudak.

L’élue de Nepean-Carleton, à Ottawa, a obtenu l’appui de deux vétérans progressistes-conservateurs, Garfield Dunlop et Julia Munro, le 17 septembre. Elle était déjà le choix de ses collègues de l’Est ontarien, Steve Clark et Jim McDonell.

«Lisa a les bons ingrédients», affirme Mme Munro dans une vidéo diffusée sur un site Internet voué à la promotion d’une candidature éventuelle de Mme MacLeod. «Elle a démontré, maintes et maintes fois, qu’elle est capable de se tenir debout, mais toujours avec un clin d’œil et un sourire».

Mme MacLeod, 39 ans, était déjà perçue comme une candidate potentielle à la succession de M. Hudak dès 2011, alors que le leadership de l’ex-chef était vivement contesté après sa première défaite aux urnes.

L’opposition officielle à Queen’s Park doit choisir son prochain chef en mai ou juin 2015.

Candidatures du fédéral?

Des candidatures en-dehors de la députation actuelle du parti, notamment celle de Patrick Brown, député conservateur fédéral de Barrie, seraient également pressenties.

Le député conservateur fédéral Patrick Brown serait intéressé par la chefferie du Parti progressiste-conservateur de l'Ontario. (Photo: Twitter)
Le député conservateur fédéral Patrick Brown serait intéressé par la chefferie du Parti progressiste-conservateur de l’Ontario.
(Photo: Twitter)

La députée Christine Elliott a été la première, fin juin, à faire part de ses ambitions à redémarrer la Big Blue Machine qui a régné sur l’Ontario pendant plus de la moitié du XXe siècle.

Tim Hudak avait annoncé, le 12 juin, son intention de quitter la chefferie de son parti après la nomination d’un successeur. Ulcérés par la défaite, ses députés l’ont plutôt forcé à partir dès le 2 juillet, jour de la reprise des travaux parlementaires à Queen’s Park.

C’est présentement Jim Wilson, un élu de longue date, qui tient les rênes de l’opposition officielle par intérim.

François Pierre Dufault
fpdufault@tfo.org