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La Police provinciale s’en prend à Hudak

Le syndicat qui représente les agents de la Police provinciale de l’Ontario a reproché au chef progressiste-conservateur Tim Hudak de vouloir rouvrir leurs contrats de travail, geler leurs salaires et revoir à la baisse leurs régimes de retraite, le 2 juin. (Photo: Police provinciale de l'Ontario)

TORONTO – Le syndicat qui représente les quelque 9000 agents de la Police provinciale de l’Ontario (PPO) a lancé une attaque sans précédent contre le chef progressiste-conservateur Tim Hudak, à dix jours des élections provinciales du 12 juin.

FRANÇOIS PIERRE DUFAULT
fpdufault@tfo.org | @fpdufault

L’Association de la Police provinciale de l’Ontario (APPO) a reproché à M. Hudak de vouloir rouvrir les contrats de travail, geler les salaires et revoir à la baisse les régimes de retraite des employés de la fonction publique provinciale, y compris les agents de la paix.

«Tous les jours, nous travaillons fort pour vous. Pour qui Tim Hudak travaille-t-il?», a mentionné l’APPO dans un de ses deux messages publicitaires, qu’elle a diffusés sur YouTube pendant quelques heures avant de les retirer, le lundi 2 juin.

Les deux messages ont eu l’effet d’un électrochoc. Et pour cause, jamais avait-on vu la PPO s’en prendre à un chef politique, en pleine campagne électorale.

«Il n’y a pas de place pour les politiques de division inspirées du « Tea Party » que M. Hudak souhaite amener en Ontario», a dénoncé Jim Christie, président de l’APPO, par le biais d’un communiqué. «C’est clair que M. Hudak adhère aux enseignements d’extrême droite qui ont mené au chaos dans les États américains qui ont adopté des lois de droit au travail».

Impartialité

La Parti progressiste-conservateur a dénoncé avec véhémence les deux messages publicitaires de l’APPO, le 2 juin.

«Le public aurait raison de remettre en question l’impartialité de son corps de police. Il s’agit du même corps de police qui enquête présentement sur le gouvernement libéral (sortant) de Kathleen Wynne au sujet des scandales des centrales au gaz et d’ORNGE», a répliqué le clan Hudak.

Les libéraux, eux, se sont portés à la défense de l’APPO.

«Les policiers ont le droit de dire qu’ils n’appuient pas les positions antisyndicales des progressistes-conservateurs. Ils ont droit à leur opinion», a confié à TFO la libérale Madeleine Meilleur, Procureure générale sortante et candidate dans Ottawa-Vanier.

 

François Pierre Dufault
fpdufault@tfo.org