#Francophonie

États généraux à Ottawa: le suivi est terminé

 

OTTAWA – Le suivi des États généraux de la francophonie d’Ottawa est maintenant achevé. Les comités de travail ont remis récemment leurs recommandations à l’ACFO Ottawa.

SÉBASTIEN PIERROZ
spierroz@tfo.org | @SebPierroz

Selon ce qu’a appris #ONfr, l’organisme porte-parole des francophones d’Ottawa aurait hérité du dossier, après que les cinq comités du suivi aient mis officiellement fin à leur travail le 31 mars. Cette date marquait la fin de la subvention de la Fondation Trillium censée financer la démarche.

«Les comités nous ont fournis un document volumineux d’une cinquantaine de pages», explique à #ONfr le président de l’ACFO Ottawa, Alexandre Mattard-Michaud. «Nous allons rapidement l’étudier avec les membres du CA et le synthétiser. Le document sera dans un second temps rendu public et intégré aux décisions de l’organisme.»

Les cinq comités s’étaient formés début 2013 sous la houlette de l’ACFO Ottawa, regroupant chacun une dizaine de citoyens.

Ils s’articulaient alors autour du bilinguisme officiel à la Ville pour le groupe principal, la représentation, l’inclusion, le rapprochement ainsi que le développement et la vitalité pour les autres. Des thèmes qui avaient été choisis directement pendant le grand sommet des États généraux.

L’évènement avait mobilisé environ 150 francophones pendant deux jours en novembre 2012 à l’Université d’Ottawa.

Mais le suivi entamé dès février 2013 n’avait pas échappé aux pépins. À commencer par le décès brutal de la directrice générale emblématique de l’ACFO Ottawa, Claudette Boyer. Les comités ont longtemps eu maille à partir dans un second temps, accumulant les annulations de réunions, voire les coups d’arrêt.

«Ce fut un suivi laborieux, avec des hauts et des bas», reconnaît le coordonnateur du suivi, Luc Léger, qui affirme malgré tout que tous les comités ont été en mesure de fournir «une liste de recommandations» à l’ACFO Ottawa.

Petite subtilité: le comité sur le bilinguisme devrait tout de même continuer ses rencontres en «appui à l’ACFO». De loin le plus actif de tous les groupes, ce dernier avait perdu sa responsabilité de mener intégralement le projet après la création d’un groupe indépendant sous l’impulsion de Dialogue Canada puis un troisième en juillet dernier avec le Mouvement pour une capitale du Canada officiellement bilingue de Jacques de Courville Nicol et l’universitaire Linda Cardinal.

 

Forum à Sudbury

Ce grand rassemblement à Ottawa avait en tout cas été précédé quatre ans plutôt par un sommet semblable à Sudbury. C’est justement dans la ville du nord de l’Ontario que les francophones se rencontrent ce vendredi 1er mai et le lendemain pour un forum sur le suivi de l’événement.

«Nous voulons montrer ce qui a été fait depuis toutes ces années», rappelait récemment  à #ONfr Joanne Gervais, directrice générale de l’Association canadienne-française de l’Ontario (ACFO) du grand Sudbury. «C’est au cours de ce forum que nous allons délimiter les objectifs de la francophonie à Sudbury pour les mois à venir.»

La première action prise après le sommet en novembre 2008 avait été la mise en place d’un Comité de planification communautaire pour encadrer le suivi de l’événement. À l’image d’Ottawa, ce dernier fut assez laborieux puisqu’il avait fallu attendre 2010 pour voir le groupe prendre forme officiellement.

Rappelons que le Manitoba a aussi emboîté le pas à Sudbury et Ottawa puisque la province organise depuis décembre et jusqu’à juin des États généraux de la francophonie. La formule diffère, privilégiant ici l’organisation de cafés citoyens sur une longue période.

François Pierre Dufault
fpdufault@tfo.org