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Doug Ford ne briguera pas la chefferie PC

Doug Ford, candidat défait à la mairie de Toronto, serait tenté par la chefferie progressiste-conservatrice de l'Ontario. (Photo: Twitter)

TORONTO – Le candidat défait à la mairie de Toronto et conseiller municipal sortant, Doug Ford, ne briguera finalement pas la chefferie du Parti progressiste-conservateur de l’Ontario. Il appuiera plutôt la candidature de Christine Elliott.

FRANÇOIS PIERRE DUFAULT
fpdufault@tfo.org | @fpdufault

M. Ford a fait le point sur son avenir politique lors d’une brève conférence de presse devant l’entreprise familiale d’autocollants et d’étiquettes, dans l’ouest de la métropole, le jeudi 27 novembre.

«Ce fut la décision la plus difficile de ma vie», a partagé M. Ford. «Il y a déjà cinq excellents candidats dans la course», a-t-il ajouté, la voix étouffée par le bruit des camions sur l’autoroute 401, à proximité.

On s’attendait plutôt à ce que Doug Ford saute dans l’arène provinciale comme il l’avait laissé sous-entendre à quelques occasions depuis sa défaite à la mairie de Toronto, un mois plus tôt.

L’homme d’affaires a dit vouloir se consacrer à sa famille et son entreprise dans l’immédiat. Il a tout de même fait savoir qu’il aimerait un jour «mener la Ford Nation vers le Parti PC» et il n’a, par ailleurs, pas exclu de revenir vers la politique active «dans quelques années».

Rappelons que l’opposition officielle à Queen’s Park n’est arrivée depuis une dizaine d’années à faire élire qu’un seul député – et ce, lors d’une élection partielle – dans la couronne torontoise, considérée comme le fief de la famille Ford.

Course à la mairie

Doug Ford a tenté de succéder à son frère, Rob Ford, à la mairie de Toronto après que l’édile sortant eut reçu un diagnostic de cancer, à la fin de l’été. Plombé par le legs controversé de son cadet et des sondages défavorables, le nouvel homme fort de la Ford Nation a tout de même obtenu environ 35% des appuis pour la mairie, seulement quatre points derrière le vainqueur John Tory.

Alors qu’il était échevin, Doug Ford était aussi pressenti par le Parti PC pour briguer un siège dans son fief d’Etobicoke avant que les frasques de son frère – notamment sa consommation de crack – ne viennent freiner ses ambitions.

Mais, avec la déconfiture du Parti PC aux élections du 12 juin, et la succession du chef démissionnaire Tim Hudak qui s’organise, un bond de M. Ford sur la scène provinciale semblait de nouveau envisageable.

«Nous avons besoin de changement au sein du Parti PC», a déclaré M. Ford à la presse, le 27 novembre. «Nous avons perdu quatre élections consécutives. Tout ce que j’entends, partout où je vais, c’est que nous avons besoin de changement à la province et au sein du Parti PC».

Doug Ford a dit faire confiance à Christine Elliott, une amie de longue date de sa famille, pour incarner ce changement dont la formation a besoin, selon lui.

L’élue de Whitby-Oshawa, déjà perçue comme la favorite dans la course à la chefferie et le choix de l’establishment du parti, n’a réagi que laconiquement au soutien de M. Ford. «Je sais que nous partageons les mêmes préoccupations», a-t-elle écrit sur Twitter, le 27 novembre.

Les députés provinciaux Victor Fedeli, Lisa MacLeod et Monte McNaughton, ainsi que le député conservateur fédéral Patrick Brown briguent également la chefferie du Parti progressiste-conservateur.

L’opposition officielle à Queen’s Park doit choisir son nouveau chef, le 9 mai 2015.

François Pierre Dufault
fpdufault@tfo.org